PL-1 : Przykład o dziwnym zrządzeniu boskim i o poczęciu świętego Grzegorza


Edition

Cette transcription diplomatique de PL-1 vise à rendre le texte imprimé aussi fidèlement que possible. La taille des caractères est uniformisée et les deux initiales, d’une hauteur respectivement de sept (1) et de trois lignes (462), sont mises en gras. Quand la séparation des mots est difficile à déterminer, elle est établie conformément au sens. Les minuscules <e> et <l> sont parfois très proches des caractères polonais <ę> et <ł>. Les numéros des épisodes sont ajoutés entre crochets.

4108 mots avec prise en compte du titre (= 4359 unités graphiques dont 214 se terminant par un double trait d’union, une fois par erreur (540), et 38 sans trait d’union) et 21156 signes espaces non compris (m̅, 22, comptant double)

Cette traduction provisoire n’a pas encore été relue par un spécialiste du polonais. Les numéros des épisodes sont indiqués entre crochets.



 Przyklad o dziwnym z rzą⸗
 L’histoire exemplaire de l’étrange disposition divine et de la conception de saint Grégoire Interprétation morale
 dzeniu boſkiem / á o poczęciu
 s. Grzegorzá.
1 [1] KRol imieniem : Párkus mą⸗
1 [1] Un roi sage du nom de Parkus régnait. Il avait un seul fils et une seule fille qu’il aimait beaucoup. En vieillissant, il s’affaiblit beaucoup. Quand il se rendit compte qu’il ne pourrait pas vivre plus longtemps, il convoqua tous ses seigneurs, chevaliers et princes et leur dit : « Sachez, chers seigneurs, que je ne vivrai plus et que je n’ai qu’un seul regret en mon âme : de ne pas avoir marié ma fille. Par conséquent, je t’ordonne, mon fils, de la marier sous ma bénédiction comme cela convient et de la traiter honorablement ! » Après avoir prononcé ces paroles, il mourut. Son décès provoqua un grand deuil dans la cité.
 dry krolował ktory miał ſy⸗
 ná y corkę iedyną / ktorą bár⸗
 zo miłował / A gdyż ſie z ſtá⸗
5rzał / rozniemogł ſie bárzo / á
 gdyż barczył że iuż nie mogł
 być żyw / wezwał wſſytkich
 pánow ſwych rycerzow y kxiążąt / y rzekł im /
 Wiedzćie mili pánowie że iuż nie będę żyw / á
10więtſſey troſki nie mam wmyſli iedno żem ſwey
 dziewki nie wydał. Przetoż tobie ſynu przykázu⸗
 ię / ienżeś dzidzic moy pod mym dobrorzeczenim
 że by ią zá mąż wydał iáko ná to ſluſſa / áby
 ią też w poceſnoſći miał : A gdyż to rzekł / v⸗
15márł y ſtáłá ſie ieſt wielka żáłoſć w mieſćie z ie⸗
 go ſmierći. [2] Potym ſyn iego rządił kroleſtwo
  [2] Ensuite, son fils gouverna le royaume avec beaucoup de sagesse et traitait sa sœur très honorablement. Il l’aimait tant qu’il ne mangeait jamais sans elle et dormait également près d’elle dans la même chambre.
 bárzo mądrze / á ſioſtre ſwą w poczeſnoſći wiel⸗
 kiey miał / ktorą ták bárzo miłował że nigdy bez
 niey nie iadł / przy ktorey też bliſko wiedney kom⸗
20náćie legał. [3] Y ſtáło ſie iednego czáſu : że był za⸗
20 [3] Il advint un jour qu’il s’enflamma d’un tel amour pour sa sœur qu’il croyait perdre la vie s’il n’accomplissait pas sa volonté avec elle. Une nuit, il se leva de son lit, s’avança vers sa sœur, la trouva endormie et la réveilla. Elle ouvrit les yeux et demanda : « Qui est là ? Pourquoi vient-on me voir au milieu de la nuit ? » Il lui répondit : « Je suis ton frère. Sache que je ne suis pas marié et je t’aime beaucoup. Ne t’oppose donc pas à ma volonté si tu veux préserver ma santé. » Elle lui dit : « Souviens-toi que tu es mon frère et moi ta sœur ! Souviens-toi aussi de l’ordre de ton père. Il t’ordonna de veiller à mon honneur sous peine de perdre sa bénédiction. Crains Dieu qui punit le mal ! » Mais il ne s’en soucia pas et accomplit sa volonté. Cet acte fit beaucoup pleurer la reine qui était inconsolable. Son frère le roi la consola sans cesser de l’aimer.
 palon wielką miłoſćią ku ſwey ſieſtrze tak że ſie
 żywot ſtráćić widział iezli by z m̅ą woley ſwey
 nie vczynił. Y wſtał iedney nocy z łożá ſwego á
 ſſedł ku ſieſtrze ſwey / y nálazwſſy ią ſpiącą obu⸗
25dził ią. Oná ocknąwſſy pytáłá rzekąc / Kto iest
 á przecześ ku mnie ſámey wnocy przyſſedł ? Od⸗
 powiedział iey / Ja iestem brát twoy / wieſz żeć żo
 ny niemam á ćiebie bárzo miłuie / przetoſz nie⸗
 bądz przećiwná woli mey / niechceſzli mie zbáwić
30zdrowia mego. Oná iemu rzekłá / Pomni żeś
 mi brátem / á ia ieſtem ſioſtrá twa. Pomni też ná
 przykazánie oycá ſwego / żeć pod ſtrácenim do⸗
 brorzeczeńſtwá przykazał tobye áby poczeſnoſć
 moie záchował. Boy ſie Bogá / ktory złoſći ka⸗
35rze. Ale on ná to nápominánie nie niedbáiąc
 ſwą wolą vczynił. Tedy krolewná iełá ſie tego
 skutku bárzo płakáć / á niechćiáłá być poćieſſo⸗
 ná. Ale on krol brát iey ćieſſył ią / á od poczetey
 miłoſći nie przęſtał. [4] Potym gdyż było w poł ro
  [4] Puis, au bout de six mois, le roi, remarquant que sa sœur était enceinte, eut un grand chagrin, pleura et dit : « Maudit soit le jour de ma naissance ! Je ne sais pas quoi faire. » Sa sœur lui dit : « Mon cher frère, écoute mon conseil, car nous ne sommes pas les premiers à être tombés dans un tel embarras. Non loin d’ici, il y a un vieux chevalier, un très bon conseiller sur lequel notre père s’appuyait pour tout. Convoque-le devant toi. Il nous conseillera sur ce que nous devons faire. »
40ká dowiedziawſſy ſie on krol że iego ſioſtrá ćię⸗
 ſſká byłá / záſmućił ſie bárzo y płakał rzekąc /
 Nieſſczeſny to był ten dzień ktoregom ſie ia ná⸗
 rodził ia nie wiem co bych miał vczynić. Rze⸗
 kłá iemu ſioſtrá / Bráćie moy miły ſlysz rády
45mey / bo nie my ieſteśmy pierwi ktoryſmy w tá⸗
 kową przygodę vpádli : Jeſt nie daleko ieden ry⸗
 cerz ſtáry człowyek bárzo porádny / ktorego ſie
 naſz oćiec we wſſem rádził. Wezwi go przed ſie
 á ten nam prorádzi co mamy vczynić. [5] Wezwa⸗
  [5] Le roi convoqua alors ce chevalier et lui raconta avec beaucoup de tristesse tout ce qui lui était arrivé. Le chevalier lui dit : « Mon roi, écoute mon conseil. Tu veux que cet incident demeure secret. Convoque tous les seigneurs et princes de ton royaume et ordonne-moi en présence de tous de m’occuper d’elle pendant que tu iras en Terre Sainte. Je prendrai ta sœur avec moi auprès de mon épouse et nous cacherons tout cet incident. » Le roi écouta ce conseil, l’approuva et dit : « Je ferai tout ce que tu me conseilles. » Il convoqua aussitôt tous ses seigneurs et leur dit : « Mes chers et fidèles seigneurs, sachez que j’irai en Terre Sainte. Mais auparavant (car je n’ai pas de fils) je vous confie ma cité, ainsi que ma sœur, jusqu’à mon retour. Et toi chevalier, je t’ordonne en particulier de prendre ma sœur sous ta garde. » Puis, il fit ses adieux à tous et se mit en route pour la Terre Sainte.
50wſſy tedy krol onego rycerzá / powiedział iemu z⸗
 żałoſćią wielką wſſytko co ſie iemu przygodziło.
 Ale on rycerz rzekł / iemu / Słyſſyſz krolu rády
 mey / chceſzli áby ten vczynek táiemny był / we⸗
 zwi wſſytki pány y kxiążętá kroleſtwá twego / á
55przed wſſytkimi porucz mi krolewnę ſioſtrę twą
 á ſam ſie bierz iácháć do ziemie ſwiętey. A ia w⸗
 ziąwſſy ſioſtrę twą k ſobie z moią żoną wſſyt⸗
 kę przygodę iey zákryiemy. Vſlyſſawſſy krol
 rádę tę / pochwalił ią y rzekł / vczynię wſſytko to
60iáko mi rádziſz. Tedy wnetki wezwawſſy wſſyt⸗
 kich pánow ſwych rzekł im. Wiedzćie moi wier⸗
 ni á mili że iadę do ziemie ſwiętey. A prze toż
 (gdyż ſyná nie mam) oſtáwiam wam miáſto ſie⸗
 bie ſioſtre moie / do tąd áż ſie zá ſie wroce. A to
65bie rycerzu oſobliwie poruczam k ſtroży ſioſtrę
 moię / á pożegnawſſy wſſytki y iáchał do ſwiętey
 ziemie. [6] Tedy on rycerz krolewnę wziął ná ſwoy
  [6] Le chevalier conduisit alors la reine à son château et raconta l’incident à son épouse en lui donnant cet ordre formel : « Dissimule-le si tu veux avoir des largesses du roi et préserver ma santé et la tienne. » Elle lui répondit : « Je te promets de toujours faire cela fidèlement. » Ensuite, la reine demeura dans un appartement qui lui était propre avec l’épouse du chevalier.
 zamek / á powiedziął żenie ſwey przygodę iey / za⸗
 kázuiąc pilnie áby tego táiłá / chceſzli dáry od
70krolá mieć / a zdrowie me y ſwe zachowáć. A o⸗
 ná rzekłą iemu. Slubuię tobie wiernie tego tá⸗
 ić záwżdy. Potym krolewná przebywáiąc wo⸗
 ſobliwym gmáchu z żoną rycerzową gdy czás
 przyſſedł porodzenya porodziłá ſyná. [7] Wiedząc
  [7] Quand il fut temps d’accoucher, elle mit au monde un fils. En voyant cela, le chevalier voulut appeler un prêtre pour baptiser l’enfant, mais la reine dit : « Je ne veux pas que cet enfant soit baptisé. » Puis, elle ordonna au chevalier d’apporter une barque qui servirait de bateau, déposa un berceau dans la barque, plaça cinquante livres d’or sous la tête et cent livres d’argent sous les pieds et écrivit aussi cette lettre : « Toi qui découvriras cet enfant, sache qu’il est né d’un fils et d’une sœur, qu’il n'est pas baptisé et qu’il a cinquante livres d’or sous sa tête et cent livres d’argent sous ses pieds. Toi qui le trouveras, baptise-le, prends l’or pour toi-même, mais conserve l’argent pour son enseignement. » Elle déposa cette lettre avec lui, pleura et ordonna au chevalier de l’abandonner sur la mer pour qu’il vogue là où Dieu le Seigneur le déciderait. Puis, le chevalier prit l’enfant avec la barque, l’abandonna sur la mer et l’observa au bord de l’eau aussi longtemps qu’il put voir la barque voguer sur la mer.
75to on rycerz chćiał wezwać kápłaná áby dzie⸗
 ćię było okrezono / Ale krolewaná rzekłá / Niech⸗
 cę áby to dziećię tu było okrezono / Y kazáłá ry⸗
 cerzowi przynieſć ſąd iakoby łodkę / á powiwſſy
 ie won ſąd włożyć / á pod głowę podłożył 50.
80funtow złotá / á pod nogi ſto funtow ſrzebrá /
 á tákto liſt nápiſáć / Ty kto to dziećię prziymieſz
 wiedz żeć ieſt od brátá á od ſioſtry národzone /
 á nie iest krezone á mać .50. funtow złota pod
 głową á ſto funtow ſrzebrá pod nogámi. Ty
85ktory naydzieſz / okrzći ie / á złoto wezmi ſobie / ále
 ſrzebro ſchoway iemu ná náukę. A włożywſſy
 ten liſt kniemu / płácząc kázáłá rycerzowi áby
 ie po morzu puſćił / áby tám płynęło gdzie by⸗
 pan Bog raczył / Tedy rycerz wziąwſſy dziećię
90z łodką y puſćił ie po morzu / á iáko długo łodkę
 widział płynącą / ſtał v morzá pátrzáiąc. [8] Po⸗
  [8] Ensuite, il rebroussa chemin en direction de son château. Quand il s’en approcha, un messager royal revenant de la Terre Sainte vint à sa rencontre. Le chevalier lui dit : « Ami, d’où viens-tu ? » L’autre lui répondit : « Je viens de la Terre Sainte. » Le chevalier lui demanda : « Quelles nouvelles en rapportes-tu ? » Le messager répondit : « Mon seigneur le roi est mort et on a transporté son corps dans l’un de ses châteaux. » En apprenant cela, le chevalier pleura beaucoup. Quand sa femme apprit la mort du roi, une profonde tristesse l’envahit. Le chevalier dit à sa femme : « Ne pleurons pas pour que la reine ne remarque rien. » Puis, il alla voir la reine avec sa femme. La reine remarqua leur tristesse et dit : « Mes amis, pourquoi êtes-vous si tristes ? » Ils lui répondirent : « Aimable reine, nous ne sommes pas tristes, mais au contraire heureux que tu te sois tirée du grand péril dans lequel tu te trouvais. » Mais elle insista : « Il n’en est pas ainsi. Dites-moi donc tout quand bien même ce serait une mauvaise nouvelle ! » Le chevalier lui répondit alors : « Un messager vient d’arriver de la Terre Sainte. Il rapporte des nouvelles concernant le roi, notre seigneur et ton frère. » Elle donna l’ordre de faire venir ce serviteur. À son arrivée, elle lui demanda de parler du roi, son frère. Il lui répondit : « Ton frère, mon seigneur, est mort et on a transporté son corps de la Terre Sainte dans son château pour l’enterrer près de son père. » À ces mots, la reine eut un profond chagrin et s’effondra sur le sol. Elle reprit ensuite connaissance, se mit à pleurer et dit : « Maudit soit le jour où je fus conçue et maudit celui où je fus née ! J’ai perdu mon seul espoir, la moitié de mon âme, mon frère unique ! » Puis, le chevalier commença à la consoler et dit : « Aimable reine, tu vois que ton chagrin ne sert à rien, que tu te tues toi-même avec ce chagrin et que tu mets fin au royaume qui est troublé sans héritier. Modère donc ta tristesse. Rendons-nous là où on a transporté le corps et donnons-lui des obsèques honorables. Tu règneras sur tout le royaume. » Alors, la reine calma son chagrin, se rendit aux obsèques de son frère, l’embrassa et le fit enterrer avec honneurs dans son château.
 tym ſie náwrocił ku ſwemu zamku. A gdyż iuż
 bliſko był / podkał go poſeł krolewſki ktory iá⸗
 chał z ziemie ſwiętey. Y rzekł iemu rycerz. Przy⸗
95iaćielu od kąd iedzieſz ? Odpowiedział iemu rze⸗
 kąc. Jádę z ziemie ſwiętey. Rzekł iemu rycerz /
 Co od kąd zá nowiny nieſieſz ? Odpowiedzyał
 iemu poſeł / Krol pan moy vmárł / á ćiáło ie⸗
 go przywieziono do iednego zamku iego. Vſſy⸗
100ſſawſſy to rycerz bárzo płakałá żoná iego gdy
 vſlyſſáłá o ſmierći krolewſkiey barzo ſie ſmući⸗
 łá. Y rzekł rycerz ſwey żenie / nie płaczmy áby kro
 lewná nieobaczyłá. Potym wſſedł rycerz z żo⸗
 ną ſwą ku krolewnie / á oná vzrawſſy je ſmut⸗
105ne rzekłá / Przyiaćiele moi przeczeſćie tak ſmut⸗
 ni ? Odpowiedzieli iey : Páni miła nie ieſteſmy
 ſmutni / ále owſſem ieſteſmy weſeli że ieſteś wy⸗
 báwioná z wielkiego vpadu : w ktorymeś byłá.
 Ale oná rzekłá / Nie ieſt to ták / á przetoż po⸗
110wiedzćie mi / áczkolwiek by też co złego było.
 Tedy rycerz powiedział iey rzekąc / Poſeł ieden
 z ziemie ſwiętey ninie przyiechał / ktory powieda
 nowinę o krolu pánie náſſym á bráćie twym.
 A oná kazáłá tego ſlugi zawoláć / á gdy przy⸗
115ſſedł pytáłá iego co by o krolu braćie iey powie⸗
 dał. Odpowiedział iey rzekąc / Brát twoy á pan
 moy vmárł ieſt / á ćiáło iego z ziemie ſwiętey
 wiozą do iego zámku / żeby podle oycá był po⸗
 grzebyon. Vſlyſſawſſy to krolewná / żałoſćią
120wielką wznák pádłá ná ziemię / a potym otrzez⸗
 wiwſſy ſie ięłá płákáć rżekąc / Nieſſczeſny to
 dzień był ktoregom ſie ia poczęłá / y nieſſczeſny
 ktoregom ſie národziłá / Jużem ſtráćiłá iedyną
 nadzicię mą / połowicę duſſe mey brátá mego
125iedynego. Tedy on rycerz poczał ią ćieſſyć / rze⸗
 kác. Widziſż krolewno miła że przez żáłoſć ſwą
 temu nie pomożeſz / ále ſámá ſiebie żáłoſćią zá⸗
 byieſz / á kroleſtwo bez dziedzicá zámieſſáne oſtá
 wiſz. Przetoż w żałoſć : tey miáre miey : á iedz⸗
130my tám gdzieſz ćiáło iego przywieziono / á vczy⸗
 nimy iemu pogrzeb poczeſny : á ty wſſemu kro⸗
 leſtwu pánią będzieſz. Tedy krolewná vkoiwſſy
 ſie nie co wżáłoſći / iácháłá ku pogrzebu brátá
 ſwego á przyiáchawſſy / pogrzeb poczeſny iemu
135ná onym zamku vczyniłá. [9] Potym gdy iuż czás
135 [9] Puis, après la fin du temps de deuil, un duc de Bourgogne envoya des messagers solennels à la reine pour la demander en mariage. Elle leur donna aussitôt cette réponse : « Jusqu’à ma mort, je ne voudrai épouser aucun homme ! » Après avoir entendu sa réponse, les messagers retournèrent au duc pour la lui rapporter. À ces mots, le duc s’enragea. Il rassembla une grande troupe, envahit puissamment les terres de la reine, y mit le feu, les dévasta, commit beaucoup de maux et remporta la victoire à chaque bataille. Très effrayée, la reine s’enfuit alors dans une puissante cité où il y avait un très puissant château et y demeura longtemps.
 żáłoſći przemináł / niektore kxiáżę Burgundſkie
 poſtał poſly poczeſny ku krolewnie żądáiąc ſie
 ſnią ſlubić. Ktorym oná wnetki odpowiedzyáłá
 rzekąc / że do mey ſmierći mężá niechcę mieć. V⸗
140ſlyſſawſſy poſlowie odpowiedz iey / á wroćiwſſy
 ſie powiedzieli to kxiążęćiu. Vſlyſſawſſy to kxią⸗
 że rozgniewał ſie bárzo / á zebrawſſy lud wielki
 wiáchał mocnie w ziemie iey / á palił / y ſćináł / y
 wiele złego czynił / á zwyćieſtwo ná káżdey wal⸗
145ce odzierżał. Tedy oná krolewná prze ſtrách
 wielki vćiekłá do iednego miáſtá mocnego / wkto
 rym był zamek bárzo mocny / á tám przez długi
 czás przebywálá. [10] Ale on ſád ktory był puſſezon
  [10] Entretemps, la barque qui avait été abandonnée en mer avec l’enfant traversa de nombreux royaumes jusqu’à ce qu’il parvienne un vendredi au pied d’un monastère. Il advint par hasard qu’à ce moment-là l’abbé de ce monastère se promenait au bord de la mer. Il découvrit la barque et ordonna aux pêcheurs qui pêchaient des poissons de la ramener sur le rivage et de l’ouvrir. Quand ils ouvrirent la barque, ils découvrirent l’enfant enveloppé dans de précieux habits. Alors qu’ils l’observaient ainsi, l’enfant regarda l’abbé et sourit. En remarquant cela, l’abbé s’étonna et dit : « Dieu tout-puissant, qu’est-ce que c’est ? Nous avons trouvé un enfant ! » Il le prit et découvrit près de lui les tablettes avec l’inscription. Quand il vit que l’enfant avait de l’or sous sa tête et de l’argent sous ses pieds, il comprit qu’il était de haute naissance. Il prit l’or et l’argent, baptisa l’enfant en lui donnant son propre nom Grégoire, puis le confia à la garde de l’un des pêcheurs conformément aux instructions des tablettes.
 z dziećięćiem po morzu / płynál przez wiele kro⸗
150leſtw / áż pod niektory klaſtor iednego piątkis
 przypłynáł. Y ſtáło ſie z przygody / że w ten czas
 opát onego klaſſtorá v morzá chodził á vzrza⸗
 wſſy on ſád kazał go rybitwom ktorzy ryby łowi
 li ná brzeg wynieſć y odewrzeć. A gdzyż otworzy
155li ſád / vzrzeli dziećie w drogie ſſáty vwinione á
 gdyż ták ná nie pátrzáli / wezrzawſſy dziećię ná
 opátá roſmiáło ̅ſie. Widzác to opát dziwował
 sie rzekąc / Boże wſſechmogący / coż to iest / że⸗
 ſmy to dziećię nálezli. A wziąwſſy ie nálazł ta⸗
160bliczki nápiſáne przynim / á gdyż vbaczył że miá
 ło złoto pod głową ſwą á ſrzebro pod ogámi
 poznał że było wyſoce vrodzone A wziąwſſy
 złoto y ſrzebro / okrćił ie / á dał iemu imie ſwe
 Grzegorz / á dał ie chowáć iednemu rybitwowi /
165iákoż ná tabliczkách było żądano / [11] A gdyż to
165 [11] Quand l’enfant grandit, il fut aimé de tout le monde. Quand il eut sept ans, l’abbé l’envoya à l’école. Il apprit si rapidement qu’en peu de temps il surpassa tous les autres par son savoir. C’est pourquoi tous les moines se prirent d’affection pour lui.
 dziećię roſlo káżdemu będąc miłe / á iuż iemu
 ſiedm lat było / wziął ie opát ná náukę / á bę⸗
 dąc tám bárzo ſie prętko vczyło / ták że w krot⸗
 kim czáſie wſſytki ine w náuce przewyzſſáło / á
170przeto wſſytey ie mniſſy miłowáli. [12] Y przydáło
170 [12] Il arriva un jour qu’il jouait au ballon avec un fils du pêcheur qu’il prenait pour son père et il advint accidentellement qu’il toucha ce fils du pêcheur avec le ballon. Celui-ci se mit à pleurer et se plaignit de Grégoire auprès de sa mère. En entendant cela, la mère sortit, se mit à le gronder et dit : « Grégoire, pourquoi frappes-tu mon fils qui est meilleur que toi, car nous ignorons qui tu es et d’où tu viens ? » Grégoire lui répondit en se lamentant : « Très chère mère, ne suis-je pas ton fils ? Pourquoi me grondes-tu autant ? » Elle lui répondit : « Tu ne l’es point et j’ignore aussi d’où tu viens. Je sais toutefois qu’on t’a un jour trouvé dans une barque en mer et que l’abbé t’a confié à ma garde. »
 ſie czáſu iednego / gdyż onon dziećię z ſyny onego
 rybitwá piłę gráło / mniemáiąc by on rybitw
 był iego oćiec / Y ſtáło ſie z przygody że vderzył
 piłá ſyna rybitwowego / á on poczał płakáł á
175skárżyć przed matką ná grzegorzá. Vſlyſſaw /
 ſſy to mátká wyſſlá y poczełá go káráć rzekąć /
 Przez Grzegorzu biyeſz ſyná mego lepſſego ni⸗
 żeś ſam / bo my nie wiemy iákomy ty ieſteś / á z⸗
 kąd. Rzekł iey Grzegorz / Matko namileyſſa / y
180zali nie ieſtem ſyn twoy / przez mi tak łáteß ? Od
 powiedziałá iemu rzekąc. Nie ieſteś / áni wyem
 ſkądeś / ále to wiem że iednego dniá náleziono
 ćie w ſedzie ná morzu / á opát dał mi ćię wycho
 wáć. Vſlyſſawſſy to grzegorz rzewno płakał /
185 [13] y ſſedſſy ku opátu rzekł. Vczliwy opácie / mnie⸗
185 [13] En entendant cela, Grégoire pleura amèrement, alla trouver l’abbé et lui dit : « Mon honnête abbé, je croyais être le fils de ce pêcheur, mais je ne le suis point. Comme je ne connais ni mon père ni ma mère, je te prie de me permettre de prendre du service, car je ne souhaite pas rester ici plus longtemps. » L’abbé lui répondit : « Mon cher fils, n’y songe pas, car tous les moines t’aiment beaucoup. Après ma mort, ils t’éliront abbé. » Grégoire lui dit : « Je n’attendrai pas la fonction d’abbé ici, mais partirai à la recherche de mes parents. » À ces mots, l’abbé alla trouver son trésor, prit les tablettes qu’il avait trouvées auprès de Grégoire et les lui donna. Après les avoir parcourues, Grégoire comprit qu’il était né d’un frère et d’une sœur et dit : « Ô mon Dieu, comment puis-je avoir de tels parents ? Mais puisqu’il en est ainsi, j’irai en Terre Sainte pour faire pénitence pour le péché de mes parents et j’y finirai ma vie ! » À ces mots, l’abbé lui donna congé et tous les moines et les gens s’affligèrent de son départ. Grégoire engagea alors des marins, dit adieu à tout le monde, monta à bord du navire et prit la direction de la Terre Sainte grâce aux vents.
 małem ſie być ſynem teo rybitwá / ále nie ieſtem /
 A gdyż oycá nie wiem áni mátki / przetoż ćię pro⸗
 ſſe day mię ná ſlużbę / bo tu iuż dáłey niecheł pr⸗
 chywáć / rzekł mu opát. Synu miły / nie myſl te⸗
190go / boćię wſſytey mniſſy bárzo miłuią / á po mo
 iey ſmierći wyzwolą ćię opátem. Odpowiedział
 iemu Grzegorz. Opáctwá ia tu czekáć nie będę /
 ále poydę podzicow mych ſſukáć. Vſlyſſawſſy
 to opát / wſſedł do ſwego ſtárbu / á wziąwſſy
195tabliczki ktore był przynim nálazł / dał iemu. A
 gdyż ie on przeczedł / vznawſſy że od brátá y od
 ſioſtry ſie národził / rzekł / O Boże iákowem ia
 to rodzice miał ? A gdyż to táko ieſt iuż poyde
 do ziemie ſwiętey / á będę pokutował zá grzech
200mych rodzicow / á tám żywotá dokonam. Sły⸗
 ſſąc to on opát dozwolił iev / á wſſytey mniſſy y
 ludzie żáłowáli odeſćia iego. Tedy grzegorz zied⸗
 nawſſy ſobie morzány / pożegnawſſy ſie ze wſſyt⸗
 kiemi á wſiadſſy w okręt á poruczywſſy ſie wiá⸗
205trom płynął do ziemie ſwiętey. [14] A gdyż iuż trzy
205 [14] Après trois jours de navigation depuis la côte, un vent contraire se leva et les amena à la ville où était sa mère, mais les marins ignoraient quelle était cette ville et quel était ce royaume. Grégoire entra alors dans la ville, rencontra un citadin et lui demanda de lui indiquer une bonne auberge. Ce citadin le conduisit toutefois à sa propre maison où il y avait tous ses domestiques. Quand ils furent attablés, Grégoire demanda à son hôte comment la ville s’appelait et qui était le seigneur de cette terre. Son hôte lui répondit : « Mon cher invité, nous avions un seigneur, un illustre roi, mais il mourut en Terre Sainte sans laisser d’autre héritier qu’une sœur unique. Un duc voudrait l’avoir pour épouse, mais elle refuse jusqu’à sa mort de se marier. Le duc s’en est fâché, a soumis toute cette terre avec son armée hormis cette cité inexpugnable. » Grégoire lui dit : « Je suis un chevalier avec une puissante épée. Va demain au château et parle de moi au gouverneur. Dis-lui que s’ils veulent me donner un salaire approprié, je me battrai pour la justice de cette dame pendant toute une année. » L’hôte répondit : « Je sais, cher chevalier, qu’elle appréciera beaucoup ton amitié. Demain, j’irai au château et informerai le gouverneur de la situation. » Le lendemain matin, il alla voir le gouverneur et l’informa de tout. Après avoir appris cela, le gouverneur se réjouit et convoqua le chevalier Grégoire auprès de lui.
 dni od brzegu płyneli / wſtáło im powiestrze prze⸗
 ćiwne / y przepędziło ie do tego miáſtá w ktorym
 byłá iego mátká / á oni żeglarze nie wiedzieli / kto
 reby ono miáſto albo kroleſtwo było. Thedy
210Grzegorz wſſedſſy do myáſtá / á podkawſſy ſie
 z iednym mieſſezáninem / proſił iego áby iemu
 dobrą goſpodę vkazał. Ale on mieſſezánin po⸗
 iął go do ſwego domu ze wſſytką czeládzyą
 iego. A gdyż v ſtołu ſiedzieli pytał Grzegorz go
215ſpodarzá ſwego / iákoby to miáſto názywano / á
 ktożby pánem był teyto ziemie. Odpowiedzyał
 iemu goſpodarz rzekąc / Goſćiu miły mieliſmy ie
 dnego mężá známienitego krolem / á ten vmárł
 w ziemi ſwiętey nie oſtáwiwſſy żadnego dziedzi⸗
220cá / tylko oſtáwił iedyną ſioſtre ſwą / á tę iedno
 kxiążę chćiáło ſobie ſlubić żá máłżonkę / ále o⸗
 ná do ſmierći mężá nie chce mieć. Zátym kxią⸗
 że rozgniewawſſy ſie poddał ſobie mocą wſſyt⸗
 kę ziemię / kromia tego miáſtá twárdego. Rzekł
225k niemu Grzegorz / Ja ieſtem rycerz z myeczem
 vdátny / á ty w iutro idzi ná zamek / á powyedz
 ſtároſćie o mnie rzekąc że ieſtliby mi chćiano za⸗
 płátę ſluſſną dáć / będę ia prze ſpráwiedliwoſć
 tey pániey wſſytek rok boiowáć. Odpowiedział
230goſpodarz. Wiem miły rycerzu / że ſwego przy⸗
 iáchánia bárzo ſie vraduie / á ia iutro poydę ná
 zamek / á te rzecz ſtároſćie powiem. Y ſſedł rá⸗
 no ku ſtároſćie á powiedział iemu tę rzecz. Vſly
 ſſawſſy to ſtároſtá vrádował ſie / á wezwaw⸗
235ſſy ku ſobye rycerzá Grzegorzá / [15] przed krolew⸗
235 [15] Il le conduisit devant la reine qui, à cause de la gloire que l’on rapportait à son sujet, l’observa attentivement sans savoir qu’il était son fils, car elle pensait qu’il s’était noyé il y a longtemps. Elle l’engagea et lui offrit un important solde. Puis, le vaillant chevalier partit en guerre contre le duc qui campait là avec une grande armée. Il commença à se battre et fit une brèche dans l’armée jusqu’à ce qu’il parvienne au pavillon du duc. Il lui trancha la tête et remporta la victoire. Ensuite, le glorieux chevalier Grégoire accrut constamment sa grande célébrité grâce à ses incessantes victoires de sorte qu’il reconquit tout le royaume de la reine pour elle en seulement un an.
 nę go przewiodł / ktora dla tey chwały ktorą o⸗
 nim powiedano / pilnie ná niego pátrzałá / nie⸗
 wiedząc żeby iey ſyn był / bo mnimáłá by iuż dá
 wno vtonął / á przyiąwſſy iego / zapłátę wielką
240iemu dáć ſlubiłá / Tedy Grzegorz rycerz ſmiały
 wyiał ná woynę / przećiw onemu kxiążećiu / kto⸗
 re z wielkim ludem tám leżáto / á począwſſy bo⸗
 iowáć vffy przebyiáiąc áż do namiotu kxiąże⸗
 cego przyiechał / á kniemu przygnawſſy głowę ie
245mu ſćiął / á zwyćięſtwo odzierżał. Potym ry⸗
 cerz Grzegorz chwálebny záwżdy ſie mnożył w⸗
 ſlawie wielkiey dla vſtáwieznego zwyćieſtwá /
 ták że przed tym niżli rok przyſſedł wſſytko zá⸗
 sie kroleſtwo przywroćił oney krolewnie. [16] A przy
  [16] À son retour, il alla voir le gouverneur pour réclamer le solde promis et exprima son souhait de se rendre dans un autre royaume. Le gouverneur lui dit : « Mon très glorieux chevalier, tu mérites plus que ce que nous avons promis. Pour cette raison, je parlerai à la reine de ton solde. » En arrivant devant la reine, il lui conseilla d’épouser le chevalier et lui dit : « Tu sais, noble reine, que nous avons souffert de nombreux maux en raison de l’absence d’un seigneur. Pour que ta terre reste en paix à l’avenir, il serait bon que tu prennes pour époux ce combatif chevalier Grégoire qui a reconquis ton royaume pour toi. Après tout, cela apportera beaucoup de richesses si le royaume est gouverné en paix. » Auparavant, quand elle entendait cela, la reine refusait toujours aussitôt le mariage, mais après ces paroles elle se prit quelques jours de réflexion. Quand ce fut le jour de la réponse, elle répondit ceci devant tout le monde : « Puisque le glorieux chevalier Grégoire s’est battu si vaillamment pour nous et a arraché notre royaume des mains de nos ennemis, j’accepte de le prendre pour époux. » En entendant cela, tous ses seigneurs se réjouirent. On fixa le jour des noces, puis avec beaucoup de liesse et le consentement de tout le monde, le fils et sa mère furent unis sans connaître leurs liens et ils s’aimaient mutuellement beaucoup.
250wroćiwſſy przyſſedł ku ſtároſćie zápłáty ſmo⸗
 wioney żądáiąc á chcąc do inego kroleſtwá iá⸗
 cháć. Rzekł iemu ſtároſtá. Nachwálebnieyſſy
 rycerzu / więccieś záſlużył niżliſmy obiecáli / á
 przetoż ia ſkrolewną o zápłáćie po mowię. A
255przyſſedſſo ku krolewnie poczyął iey rádzić áby o⸗
 nemu rycerzowi ſie ſlubiłá / rzekąc iey / Wyeſz
 krolewno ſláchetna żeſmy wiele złego przez ten
 czás dla niebytnoſći páná od nieprzyiaćieli ćier⸗
 pieli / á przetoż áby ná przyſſły czás ziemiá wpo
260koiu záchowaná była / dobrze by ſie ſtáło żebyś
 tegoto Grzegorzá rycerzá walecznego ſobye zá
 mężá poięłá / krotyżto kroleſtwo k tobie záſie
 przywroćił. Wſſák bogáctwá doſyć przynieſie
 gdyż kroleſtwo w pokoiu rządzić będzie Sły⸗
265ſſąc to krolewná / ácz przed tym záwżdy mężá
 poiąć wnet odmawiáłá / ále ná ty ſlowá / wzię⸗
 łá ſobie dni ná rozmyſlánie. Tedy gdyż przy⸗
 ſſedł dzień odpowiedzenia przed wſſytkimi opo⸗
 wiedziáłá ták rzekąc Gdyż Grzegorz rycerz ch⸗
270wálebny ták mężnie prze nas walezył / á krole⸗
 ſtwo náſſe wybáwił z ręku nie przyiaćielſkich / á
 przetoż iego ſobie przyimuię zá mężá. Vſlyſſa⸗
 wſſy to pánowye iey wſſytey ſie vrádowáli. Y
 vſtáwiwſſy dzień ſwádzby / z wielkim weſelim a
275przyzwolenim wſſeo państwá ſyná z mátką ieo
 nie wiedząc złączyli ſie / ktorzy z ſobą w wielkiey
 łaſce byli. [17] Przebywáiąc tedy Grzegorz z ſwą
  [17] Quand Grégoire était avec sa mère, il avait l’habitude de ne jamais manger avant de regarder les tablettes écrites sur lui par sa mère. Il les gardait dans une pièce privée. Après les avoir regardées, il pleurait toujours en ressortant. Or une servante de la femme le remarqua. Il advint que le roi était un jour parti à la chasse. La servante alla alors voir la reine et lui dit : « Ma reine a-t-elle les faveurs du seigneur ou l’a-t-elle fâché de quelque manière ? » La reine lui répondit : « Je crois que dans le monde entier il n’y a pas deux qui s’aiment autant au sein d’un mariage que moi et mon mari. Mais dis-moi pourquoi tu me poses cette question. » La servante lui répondit : « J’ai vu ces temps-ci que quand la table est mise, ton mari entre tous les jours dans une pièce privée et est de bonne humeur, mais quand il en ressort il pleure toujours. Ensuite, il dine. J’ignore cependant pourquoi il agit ainsi. » Après avoir entendu cela, la dame entra seule dans cette pièce, fouilla partout et se dirigea vers le trou où il avait caché les tablettes. Elle les trouva et les lut. Elle reconnut qu’elles venaient d’elle-même et commença à se dire ceci : « Cet homme n’aurait pas eu ces tablettes s’il n’avait pas été mon fils. » Elle se mit à pleurer abondamment et s’écria à haute voix : « Malheur à moi d’avoir été mise au monde ! Il aurait mieux valu que je meure avec ma mère ! » En entendant cela, ses chevaliers accoururent à elle dans la pièce et la trouvèrent étendue sur le sol. Elle s’était évanouie de chagrin avant de tomber. Ils restèrent longtemps au-dessus d’elle sans qu’elle parle. Ensuite, elle revint à elle et dit : « Si vous tenez à ma santé, allez chercher mon mari pour moi ! »
 mátką / wziął ſobie w obyczay że nigdy nie iadł
 áż pierwey tabliczki od mátki o nim nápiſáne
280oglądał / ktore w iedney oſobliwey komnáćie cho
 wał á oglądawſſy wychodząc záwżdy płakał /
 A to iedná dziewká pániey iego widáłá. Y ſtá⸗
 ło ſie iednego czáſu że krol iáchał ná łow / tedy
 oná dziewká przyſtąpiwſſy ku krolowey rzekłá
285iey, Páni ma łáſkáwa álboś czym rozgniewá⸗
 łá páná twego ? Odpowiedyáłá iey rzekąc /
 Wierzę że we wſſem ſwiećie niemáſz dwu ktorzy
 by ſie ták bárzo miłowáli w małżeńſtwye iáko
 ia z mym pánem / Ale przecz mię ták pytaſz po⸗
290wiedz mi ? Odpowiedziáłá iey dziewká / Wida⸗
 łám tego czáſu że pan twoy ná káżdy dzień
 gdyż ſtoł przykrywano wchodził oſobliwye do
 iedney komnáty weſoły / á gdyż z niey wycho⸗
 dził záwżdy płakał / á potim obiedwał / ále przecz
295by to czynił nie wiem. Páni to wſlyſſawſſy we⸗
 ſſlá ſámá do oney komnáty wſſędy przeglądá⸗
 łąc przyſſedſſy ku dziurze w ktorey tyto tablieczki
 chował / nálazłá y przyczytáłá ie. A poznawſſy
 że od niey były / y poczełá tákto myſlić ſámá w⸗
300ſobie rzekąc. Nigdy by tento człowiek nie doſtał
 tych tabliczek / by nie był ſynem mym. Y pocze⸗
 łá bárzo płakąć wielkim głoſem rzekąc / Biádá
 mnie żem ſie ná ſwiát národziła lepiey było że⸗
 bych byłá ſpołem y zmáćierzą vmárłá. Vſly⸗
305ſſawſſy to iey rycerze / przybiegli kniey do komná⸗
 cy / y nálezli ią leżącą ná ziemi áná przed żáło⸗
 ſćią omdlawſſy vpádłá / á długo nád nią ſtali
 á oná nic nie mowiłá. Potym otrzezwiawſſy
 rzekłá. Jeſtliż miłuiećie zdrowye moie / ſſukayćie
310mi páná mego. [18] Tedy rycerze wſiadſſy ná konie /
310 [18] Les chevaliers se mirent alors en selle, allèrent trouver le roi et lui dirent : « Bienveillant roi, ton épouse va très mal. Elle te demande pour cette raison d’avoir l’amabilité de la retrouver. » En entendant cela, le roi abandonna la chasse, se rendit au château et entra dans la pièce où sa femme était étendue. En le voyant, la reine dit : « Cher seigneur, ordonne à tout le monde de partir pour que tu restes seul avec moi et que personne n’entende ce que je te dirai. » Quand tout le monde eut reçu l’ordre de partir, elle demanda au seigneur : « Mon très cher seigneur, dis-moi où tu es né ! » Il lui répondit : « C’est une étrange question. Tu sais que je viens d’une terre lointaine. » La dame lui dit : « Si tu ne me dis pas la vérité, je ne vivrai pas. » Le roi lui répondit : « Je te dis que j’étais pauvre n’ayant rien d’autre que mes armes avec lesquelles j’ai reconquis tout ce royaume des mains des ennemis. » La dame lui dit : « Mais je te demande de me dire de quelle terre tu es originaire et qui étaient tes parents. Si tu ne me dis pas la vérité, je jure de ne plus rien manger jusqu’à ma mort ! » Il lui répondit : « Sache alors une chose vraie : l’abbé d’un monastère situé au bord de la mer m’a élevé. Il m’a dit qu’il m’a trouvé dans le berceau d’une barque. Depuis ce moment jusqu’à mon arrivée dans cette région, il m’a gardé. » Après avoir entendu cela, sa dame lui montra les tablettes et dit : « Connais-tu ces tablettes ? » En voyant les tablettes, le roi s’évanouit et tomba à la renverse sur le sol. Or elle lui dit : « Ô mon très cher seigneur, tu es mon fils unique, tu es mon mari et aussi mon maître. Tu es le fils de mon frère et le mien. Ô mon très cher fils, je t’ai placé dans une barque avec ces tablettes après t’avoir mis au monde. Malheur à moi d’être née et d’avoir provoqué de si grands désastres ! J’ai connu mon frère, puis toi, mon fils. Tu es né dans cette terre. Ô si seulement j’avais été consumée dans les entrailles de ma mère ! » Tout en cognant sa tête contre le mur, elle s’écria : « Seigneur Dieu, un malheur s’est abattu sur moi ! Voilà mon fils, mon mari et le fils de mon frère ! » Le roi Grégoire dit : « Je croyais que je ne connaîtrais jamais une telle chute et me voilà déjà déchu ! » En pleurant abondamment, il dit : « Ô mon Dieu, un malheur s’est abattu sur moi ! Voilà ma mère, mon épouse et mon amie ! » En voyant la grande tristesse de son fils, la mère lui dit : « Mon très cher fils, j’en ferai pénitence en passant tout le temps à faire la pèlerine jusqu’à la fin de ma vie. Tu gouverneras le royaume. » Son fils répondit : « Il n’en sera pas ainsi. Mère, tu resteras dans le royaume et m’attendras pendant que je ferai pénitence en faisant le pèlerin jusqu’à ce que Dieu le Seigneur ait pardonné nos péchés. »
 iácháli ku krolewi y rzekli iemu / Krolu łáſkáwy
 páni twa bárzo niemoże / á przetoż proſi / ábyś
 kniey przyiácháć raczył. Vſſyſſawſſy to krol /
 wnetki opuſćił łow / á przyiáchał ná zamek / y
315wſſedł do komnáty w ktorey páni leżáłá / gdy
 go krolewa vzrzáłá rzekłá / Pánie miły káż
 wſſytkim winić áby tylko ſam zemną zoſtał że⸗
 by tego żadny nie ſlyſſał / tego co ia będę mowi⸗
 łá. A gdyż wſſytkim kazano wynić / pytáłá ie⸗
320go páni rzekąc. Pánie moy namileyſſy powiedz
 mi ſkądeś rodem ? Odpowiedział iey / To dwi⸗
 wne pytánie / Wiedz że ieſtem z dálekiey ziemye.
 Rzekłá iemu páni / Niepowieſſli mi prawdy / ży⸗
 wá nie będę. Rzekł iey krol / Powiedam tobye
325żem był vbogi nic nie máiąc iedno zbroię mą /
 ktorąm wſſytko to kroleſtwo wybáwił z ręku nie
 prziyaćielſkich. Rzekłá iev páni / Ale proſſę ćie po
 wiedzmi ſktoreieś ziemie / á ktorzy byli rodziec
 twy niepowieſſli mi prawdy ſlubuięć nie do ſmier
330ći nieieſć. Odpowiedział iey rzekąc. Wiedz záiſtą
 rzecz że opát niektorego kląſztory ktory przy mo
 rzu leży ten mię wychował / á powiedał mi że mię
 nálazł w iednym ſędzie w kolebce / á od tego csá⸗
 ſu áż do tąd gdym przyſſedł w ty ſtrony cho⸗
335wał mię. Vſlyſſawſſy táko páni iego / vkazá⸗
 łá iemu tabliczki rzekąc / A znaſz tyto tabliczki.
 Vzrzawſſy krol tabliczki omdlawſſy vpadł w⸗
 znák ná ziemie. Ale oná rzekłá iemu / O nami⸗
 leyſſy pánie / tyś ſyn moy iedyny / tyś mąż y też
340pan moy / tyś ſyn brátá mego y moy. O nami⸗
 leyſſy ſynu włożyłám ćię byłá w ſąd ſtymi to
 tabliczkámi / gdyżem ćie vrodziłá : Biádá mnie
 żem ſie vrodziłá / á żem ták wiele złego vczyni⸗
 łá poznáłám brátá ſwego / á ninie ćiebie ſyná
345od niego zemnie národzonego. O bych ſie by⸗
 łá zápiekłá w żywoćie mátki ſwey / á byąc gło⸗
 wá o ſćiánę mowiłá / Pánie Boże coś ná mię
 dopuſćił / oto ſyn moy / ieſt mąż moy / y ſyn brá⸗
 tá mego. Rzekł krol Grzegorz / Mniemałem
350ſie nigdy nie przyſć w ten vpad / á iuż ieſtem w⸗
 nim / á płákał bárzo rzekąc. O boże / y coś to
 ná mię dopuſćił oto mátká ma ieſt mi żoną y
 przyiaćiołką. Widząc mátká tákową żáłoſć
 ſynowę / rzekłá kniemu. Namileyſſy ſynu / iuż
355ia będę zá to pokutowáć pielgrzymuiąc wſſyt⸗
 kiego czáſu żywotá mego / á ty kroleſtwo będzież
 rządził. Rzekł iey ſyn. Nie ták / ále ty mátko w⸗
 kroleſtwie przebywaiąc będzieſz mię oczekawáłá
 á ia pokutuiąc będę pielgrzemował / áż pan bog
360odpuſći náſſe grzechy. [19] Tedy wſtawſſy w nocy
360 [19] Puis, il se leva la nuit, enfila des habits de pèlerin, prit congé de sa mère et se rendit pieds nus dans un autre royaume. Le soi, il arriva dans une ville à la maison d’un pêcheur et sollicita son hospitalité. En voyant qu’il n’avait pas l’aspect d’un pèlerin, le pêcheur lui dit : « Je vois bien que tu n’es pas un vrai pèlerin. » Grégoire lui répondit : « Bien que je ne sois pas un vrai pèlerin, je sollicite l’hospitalité pour l’amour de Dieu. » En entendant cela, la femme du pêcheur eut pitié de lui et demanda qu’ils le reçoivent. Le pêcheur l’accueillit dans sa maison et lui demanda comment il s’appelait. Il répondit : « Grégoire. » Il lui donna du pain, du poisson et de l’eau pour le diner et lui ordonna de se coucher derrière la porte : « Pèlerin, si tu recherches la sainteté, va dans un endroit singulier. » Grégoire lui répondit : « Cher hôte, j’aimerais beaucoup suivre ce conseil, mais ne connais pas un tel endroit. » Le pêcheur lui dit : « Demain, si tu viens avec moi, je t’amènerai à un endroit singulier. » Grégoire lui dit : « J’en suis très reconnaissant, que Dieu le veuille ! »
 obłokł ſie w pielgrzymſkie odzienie / á pożegna⸗
 wſſy ſie z mátką ſſedl boſemi nogámi do inego
 kroleſtwá / Y przyſſedł w wieczor do iednego
 miáſtá w dom iednego rybitwá / y proſił v nie⸗
365go goſpody. Rybitw widząc oſobę nie pielgrzym
 ſką rzekł iemu. Znáć do dobrze że ty nie ieſteś
 prawdziwy pielgrzym / odpowiedział iemu Grze⸗
 gorz / Aczem ia nie prawdzimy pielgrzym / ále
 wżdy goſpody proſſę prze Bog. Słyſſąc to żoná
370rybitwowá máiąc nád nim lutoſć / proſiłá zá⸗
 nim áby go przyął. A przyiąwſſy go rybitw w⸗
 dom pytał iakoby mu rzekano. Odpowiedział
 iemu Grzegorz. Y dał iemu chlebá / ryb / y wody
 áby iádł / á kazał iemu zá drzwiámi łeżeć rzekąc /
375Pielgrzymie chceſſli ſie ty oſwięćić / idziſz ná oſo⸗
 bliwe mieſtce. Odpowiedzyał iemu Grzegorz /
 Miły goſpodarzu bárzo bych to rad wczynił /
 ále nie wiem tákowego mieſtcá. Rzekł iemu ry⸗
 bitw / Jutro poydzieſz ſemną á ia ćiebie dowio⸗
380dę ná oſobliwe mieſtce. Rzekł iemu Grzegorz /
 Jeſtem temu bárzo rad / Boże day to. [20] Thedy
  [20] Le lendemain matin, le pêcheur réveilla le pèlerin qui se hâta tant qu’il oublia les tablettes derrière la porte. Il s’assit avec lui dans le bateau qui le transporta en mer. Quand ils furent à seize lieues de la côte, ils atteignirent un haut rocher. Sur ce rocher, le pêcheur ouvrit la porte d’un château qui était vide sur ce rocher, y introduisit le pèlerin Grégoire, en ressortit en l’y enfermant, jeta la clef à la mer et rentra chez lui.
 záiutrá ráno obudził rybitw pielgrzymá / ktory
 ſie kwápiąc zápomniał onych tabliczek zá drz⸗
 wiámi / Y wſiadwſſy z nim w łodzią wiozł iego
385ná morze. A gdyż iuż ſſeſnaſćie mli od brzegu
 byli / przypłynęli do iedney ſkáły wyſokiey / á ná
 teyto ſkále otworzywſſy rybitw drzwi do zamku
 ktory ná niey był puſty / w wiodł tám Grzego⸗
 rzá pielgrzymá / á wyſſedſſy záwárł iego / á w⸗
390rzućiwſſy kłucze w morze / wroćił ſie záſię do do
 mu. [21] Potym gdyż Grzegorz pielgrzym iuż ſiedm
  [21] Quand le pèlerin Grégoire eut passé dix-sept ans sur ce rocher à faire pénitence, il advint que le pape mourut. Au moment du décès du pape, une voix venant du ciel dit : « Cherchez l’homme de Dieu appelé Grégoire et prenez-le comme pape ! » Ceux qui élisaient le pape entendirent cette voix avec étonnement et s’en réjouirent beaucoup. Ils envoyèrent des messagers dans différentes directions pour le trouver. Puis, les messagers partis à la recherche de Grégoire passèrent la nuit dans la maison du pêcheur. Au souper, ils dirent au pêcheur : « Cher ami, nous avons déjà visité bien des endroits pour trouver un saint homme nommé Grégoire. Nous aimerions l’élire pape mais nous n’arrivons pas à le trouver. » En entendant cela, le pêcheur se souvint de son pèlerin et leur dit : « Un pèlerin du nom de Grégoire passa la nuit chez moi. Je l’ai amené sur un rocher en mer et l’y ai enfermé, mais cela fait dix-sept ans. Je sais qu’il est mort depuis longtemps. »
 naſćie lat ná oney ſkále pokutuiąc przebywał /
 tedy przydáło ſie że papież vmárł / y ſtał ſie głos
 z niebá przy wyzwoleniu papieżá rzekąc / Szu⸗
395kayćie mężá Bożego / imieniem Grzegorzá / á
 tego wezmićie papieżem. Vſlyſſawſſy ten głos
 ći ktorzy papieżá wybieráli dziwniąc ſie / barzo
 weſeli byli. Y poſláli poſly po rozlicznych ſtro⸗
 nách żeby go nálezli. Tedy oni poſlowye ſſuká⸗
400ląc Grzegorzá nocowáli w domu onego rybi⸗
 twá / á wieczerzáiąc / mowili ku rybitwowy rze⸗
 kąc / Przyiaćielu miły iużeſmy teraz wiele ſtron
 z iezdzili ſſukáiąc mężá ſwiętego imieniem Grze⸗
 gorzá : iego byſmy rádzi mieli papieżem wyzwo⸗
405lić / á nie możemy iego náleſć. Vſlyſſawſſy to
 rybitw wſpomyonąl ná ſwego pielgrzymá / y
 rzekł im / Nocował v mnie ieden pielgrzym imie
 niem Grzegorz / ktoregom ia na morze dowyozł
 do iedney ſkáły / á tamem go záwárł / ále iuż
410temu iest ſiedmnaſćie lat / wiem że iuż dawno v⸗
 márł. [22] Y przydáło ſie że tenże rybitw tegoż dniá
  [22] Il advint que le pêcheur était parti à la pêche ce jour-là. Quand il éventra un poisson, il trouva en lui la clef qu’il avait jetée à la mer quand il avait enfermé Grégoire sur le rocher. Il s’écria : « Regardez la clef que j’ai jetée à la mer quand je l’ai enfermé sur le rocher. Vous ne vous êtes pas arrêtés ici en vain. » En entendant et voyant cela, les messagers se réjouirent beaucoup. Le lendemain matin au lever, ils engagèrent le pêcheur pour qu’il les amène au rocher. Quand ils y arrivèrent et découvrirent le serviteur de Dieu, ils lui dirent : « Ô Grégoire, homme de Dieu, repars avec nous pour la gloire du Dieu tout-puissant, car c’est la volonté de Dieu que tu sois pape. » Grégoire lui répondit : « Puisque c’est la volonté du Seigneur, que cela soit ! »
 był ryby łowił / á gdyż ſpráwiał iednę rybę ná⸗
 lazł w niey klucze ktore był w morze wrzućił
 gdyż go w ſkále záwárł. Y záwołał rzekąc / O⸗
415głádayćie kłucze ktorem był w morze wrzućił
 gdym go w ſkále záwárł. Záiſteſćie tu nie dár⸗
 mo przyiácháli. Vſlyſſawſſy á vzrzawſſy to po
 ſlowie vrádowáli ſie bárzo. Tedy wſtawſſy rá
 no / náięli rybitwá żeby ie dowiozł do teyto ſká-
420ły / A gdyż tám przyiáchali á vzrzeli ſlugę bo⸗
 żego / rzekli k niemu / O Grzegorzu mężu Boży
 wynidz k nam / ku chwale bogá wſſechmogáce⸗
 go / bo iest wola Boża że byś był papieżem. Od⸗
 poweidział im Grzegorz : Jáko wola páńſka ieſt /
425ták bądz. [23] Y wywiedli go z oney ſkáły / á wiezli
425 [23] Ils le firent partir du rocher et furent heureux de le conduire au Saint-Siège. Quand ils arrivèrent près de Rome, toutes les cloches de la ville se mirent à sonner. En entendant cela, tous les citadins bénirent Dieu : « Béni soit Dieu, le Seigneur tout-puissant, d’avoir choisi cet homme qui sera son vicaire. » Ils sortirent tous à sa rencontre, l’accueillirent et le firent pape avec de grands honneurs.
 go weſele ná papieſtwo. A gdż iuż bliſko Rzy⸗
 má / był / ięli wſſytki zwony w mieſsćie zwonić,
 Vſlyſſawſſy to mieſſczánie dobrorzeczyli Bo⸗
 gá rzekąc / Pożegnany pan Bog wſſechmogá⸗
430cy ienż ſobie wyzwolił mężá ktory będzie paſl
 lud iego. Y wyſzli wſſytey przećiw iemu á przy⸗
 iąwſſy go z wielką poczeſnoſćią / papieżem v⸗
 czynili. [24] Będąc tedy błogoſſáwiony Grzegorz
  [24] Grégoire fut alors un pape bienheureux, pieux et juste. Il suivait tous les commandements de Dieu de sorte que la renommée de ses vertus et de sa sainteté se répandit dans le monde entier. Pour cette raison, de nombreuses personnes originaires de diverses régions venaient demander son conseil et son aide.
 papieżem / był bogoboyny y ſpráwiedliwy / á we⸗
435wſſem przykazániu páńſkim chodzący / ták że
 ſlawá / cnot y ſwiątoſći iego po wſſytkim ſwiećie
 roſlawioná była / á przetoż wiele ludzi k niemu
 zrozlicznych ſtron przychodzilo : żądáiąc iego rá
 dy y wſpomożenia. [25] Vſlyſſawſſy to mátká iego
  [25] En apprenant qu’un si saint homme était pape, sa mère se dit en elle-même : « À qui d’autre qu’à ce saint homme irais-je demander conseil en lui révélant toute ma vie ? » Elle ignorait toutefois que c’était son fils et mari. Quand elle arriva à Rome, elle se confessa à lui. Avant la confession, aucun des deux ne le reconnut l’autre, mais en écoutant la confession de sa mère, le pape Grégoire la reconnut et lui dit : « Très chère mère et épouse, ma chère amie, moi devant qui tu t’es confessée je suis ton fils et mari. Glorifions le Seigneur qui nous a pardonné nos péchés en raison de notre pénitence ! » En entendant cela, sa mère tomba à ses pieds et pleura abondamment avec une grande joie. Le pape Grégoire la releva alors du sol et l’accueillit avec beaucoup d’honneur dans sa maison. Ensuite, il construisit une abbaye pour elle et l’y nomma abbesse. Elle servit Dieu avec beaucoup d’humilité et une excellente sobriété (en donnant l’exemple). Puis, au bout d’un certain temps, le pape Grégoire et sa mère finirent leurs derniers jours en paix.
440że ták ſwięty człowiek ieſt papieżem / myſliłá ſá⸗
 má w ſobie rzekąc / Ku komukolwiek inemu poy⸗
 dę po radę / niż k temu ſwiętemu człowiekowi / że
 bych iemu wſſytek moy żywot obiáwiłá : á że
 iey ſyn y mąż był nie wiedziáłá. Tedy przyiá⸗
445chawſſy do Rzymu ſpowiádáłá ſie przed ſynem
 ſwym / á przed ſpowiedzią ieden drugiego nie⸗
 znał. Ale Grzegorz papież gdyż wyſluchał ſpo⸗
 wiedzi mátki ſwey poznál ią / y rzekł iey. Mát⸗
 ko namileyſſa / żono y przyiaćiołko moiá miła /
450ia ieſtem ſyn y mąż twoy prze ktoregoś ſie prze⸗
 demná ſpowiadáłá / Chwalmy Bogá : kthory
 prze pokutę grzechy náſſe odpuſćił. Vſlyſſaw⸗
 ſſy to mátká / vpádłá przed nogámi iego / á przed
 wielká rádoſćią bárzo płákáłá. Tedy papyeż
455Grzegorz podzwignąwſſy ią z ziemie przyiął ią
 z wielką poczeſnoſćią do domu ſwego. Potym
 zbudował iey klaſtor / á tám ią vczynił kſinyą /
 ktora w wielkiey pokorze á trzezwoſći ſpánná⸗
 mi (im przykład dáiąc) pánu Bogu ſlużyłá /
460zátym po niektorym czáſu papież grzegorz y má
 tká iego dokonáli dni ſwych poſlednich wpokoiu
  [26] Wyklad Obycżáyny.
 NAmileyſſy / ten krol iest pan naſz Jeſus
 Mes très chers, ce roi est notre seigneur Jésus-Christ qui unit la sœur, c’est-à-dire l’âme, au frère, c’est-à-dire l’homme, car tous les fidèles sont ses frères et l’âme est la sœur et la servante de Dieu. Mais l’âme s’unit au corps et c’est ainsi que le corps est en fait une sœur pour lui. Le corps respecte l’âme honorablement tant qu’il n’entreprend rien contre elle, rien qui soit contraire à Dieu, et il doit la marier conformément au commandement divin par œuvre de charité. Ces deux, le corps et l’âme, s’aiment mutuellement à tel point qu’ils couchent dans une seule chambre, c’est-à-dire dans le cœur, aussi longtemps qu’ils accomplissent les commandements divins et mangent dans une seule assiette, c’est-à-dire qu’ils suivent une seule volonté, car ils ont reçu le baptême et renoncé à l’orgueil du Diable. Mais malheureusement, le frère, c’est-à-dire l’homme, viole la sœur, c’est-à-dire l’âme, avec péché et une telle concupiscence qu’elle tombe enceinte et accouche d’un fils. Par ce fils, nous pouvons comprendre tout le genre humain qui descend du premier père. Car Adam fut le fils unique du Dieu tout-puissant et reçut le saint royaume selon l’écrit du prophète David : « Il assujettit tous à ses pieds, les bœufs et les moutons et aussi tous les animaux des champs. » Ce fils avait l’ordre d’honorer sa sœur, c’est-à-dire l’âme, mais à l’instigation du Diable il la viola quand il prit la pomme interdite. Le fils, c’est-à-dire le genre humain, descend de lui et fut mis dans une barque avec la permission du chevalier, c’est-à-dire du Saint-Esprit, et jeté à la mer, c’est-à-dire dans la misère de ce monde où il vogua pendant longtemps. Ensuite, le père mourut et abandonna la dame, sa sœur, c’est-à-dire l’âme. C’est pourquoi le duc, c’est-à-dire le Diable, l’envahit jusqu’à ce que le fils de Dieu, Dieu et homme, arrive et sauve non seulement la mère, mais aussi tout le royaume, c’est-à-dire tout le genre humain, à travers sa Passion, car il combattit contre le duc, c’est-à-dire le Diable, remporta la victoire et nous reconquit la terre perdue, c’est-à-dire le Paradis. Ensuite, il prit sa mère, c’est-à-dire la sainte église chrétienne, qui avait écrit les tablettes, c’est-à-dire les Dix Commandements divins que Moïse reçut de Dieu. C’est pourquoi nous devons toujours regarder les tablettes et les garder dans le cœur et lire et comprendre les Saintes Écritures. Et nous devons demander qui nous a sortis de la barque. C’est en effet l’abbé, c’est-à-dire Dieu qui à travers son fils unique nous tire toujours de la misère du péché grâce à sa miséricorde. Il nous confia à un pêcheur pour qu’il nous éduque. Celui-ci est tout prélat devant éduquer le pécheur dans les bonnes œuvres et l’orienter vers le combat pour le Christ, notre Seigneur, pour qu’il puisse résider parmi les moines, c’est-à-dire vivre parmi des hommes saints et devenir saint, ensuite pour qu’il navigue dans le bateau, c’est-à-dire suive les commandements divins, pour qu’il combatte puissamment et pour qu’il acquière de grandes richesses. Ces richesses sont les vertus par lesquelles l’âme est enrichie. Elle fut reçue dans la maison du citadin, c’est-à-dire du prélat. Et le prélat le conduisit au gouverneur, c’est-à-dire au confesseur qui le dirigea vers le chemin du salut. C’est pourquoi il se battit pour la dame, c’est-à-dire pour l’âme. Mais souvent il rechute et repart à la chasse, c’est-à-dire à celle de la vanité de ce monde. Et la dame, c’est-à-dire l’âme, se sent mal quand elle regarde les inscriptions des tablettes, c’est-à-dire quand elle se souvient des crimes qu’elle a commis. C’est pourquoi les chevaliers, c’est-à-dire tous les sens, doivent ramener le seigneur de la chasse, c’est-à-dire détourner l’homme des choses mondaines. Ainsi, quand l’homme voit que l’âme est sur le point de chuter, il doit se jeter à terre, c’est-à-dire faire preuve d’humilité, retirer tous les habits vaniteux, c’est-à-dire les péchés, partir en pèlerinage, c’est-à-dire persévérer dans les bonnes vertus jusqu’à ce qu’il atteigne la maison du pêcheur, c’est-à-dire du bon prélat, sur le conseil de qui tu dois être enfermé sur le rocher de la pénitence jusqu’à ce que les messagers, c’est-à-dire les hommes de l’Église, viennent te conduire à Rome quand la pénitence est accomplie, c’est-à-dire à l’église chrétienne dans laquelle nous devons demeurer. Alors, les cloches sonneront, c’est-à-dire que les œuvres de miséricorde plairont à Dieu le Seigneur, et les citadins, c’est-à-dire les anges, se réjouiront du retour du pécheur, comme l’écrit saint Luc au chapitre 15 : « Il y a plus de joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix justes qui n’ont pas besoin de repentance. » Ensuite, tu conduiras la dame, c’est-à-dire l’âme, à l’abbaye, c’est-à-dire au royaume céleste dans lequel tu nous conduiras, Jésus-Christ qui es béni pour toujours.
 Kryſtus / ienż ſioſtrę / to ieſt duſſę poru⸗
 cza brátu / to ieſt człowiekowi / bo wſſyt⸗
465cy wierni ſą brácia iego / á duſſá ieſt ſioſtrá y
 dziewká boża. Ale że duſſá złącza ſie z ćiáłem /
 á ták ćiáło właſnie ieſt iey ſioſtrá. Ciáło tedy
 ma duſſę w poczeſtnoſći / gdyż przećiw iey nic nie
 czyni / coż by przeciw Bogu było / á powinno ią
470z przykazánia bożego wydáć zá mąż / przez mi⸗
 łoſierne vczynki. To dwoye / ćiało y duſſá we⸗
 ſpołek ſie miłuią / ták że w iedney komorze leżą /
 to ieſt w ſiercu / ták długo / poki przykazánie boże
 pełnią / y z iedney miſo iadáią / to ieſt że iedną
475wolą ſie rządzą / gdyż krzeſt przyięli á pychy dy⸗
 abelſkiey ſie odrzekli. Ale nieſtoćie / brát / to ieſt
 człowiek gwałći ſioſtrę / to ieſt duſſe grzechy á
 żądoſćiámi / tak że wſtępuię w brzemię á rodzi
 ſyná przez ktorego ſyná możemy rozumieć w⸗
480ſſytek rodzay ludzki ktory od pierwego oycá po⸗
 chodzi / Bo Adam był ſyn pierworodny bogá
 wſſechmogącego / iemuż to dano było krole⸗
 ſtwo tego ſwiátá wedle onego piſmá Dawidá
 proroká / Wſſytkoś poddał pod nogi iego / wo⸗
485ły y owce wſſytki / nád to y zwierzetá polne. Ale
 tento ſyn miał ſprzykazánia ſioſtrę / to ieſt du⸗
 ſſy mieć we czći / ále przez dyabłá zwiedziony /
 zgwałćił ią / gdyż iábłko zákazáne wrwał. Te⸗
 dy ſyn / to ieſt rodzay człowicezy / od niego po⸗
490ſſedł / a wſſędzie ſpryzwolenim rycerzá / to ieſt
 duchá ſwiętego / wrzucon ieſt ná morze / to ieſt
 ná nádzę tego ſwiátá / gdzież pływáł przez wiele
 czáſow. Potym oćiec vmárł był / á opuſſczoná
 byłá iey páni ſioſtrá / to ieſt duſſá / á przetoż
495kxiąże / to ieſt dyabeł ogárnął ią / áż ſyn Boży
 przyſſedł / bog y człowyek / y wybáwił nie tylko
 mátkę / ále y wſſytko kroleſtwo / to ieſt wſſytek
 rodzay człowieczy przez ſwą mękę / bo przećiw
 iego kxiążećiu / to ieſt dyabłu walezył / á zwyćię
500ſtwo odzierżał / y ziemię ſtráconą / to ieſt ray przy
 wroćił nam. Potym mátkę ſwą / to ieſt ſwiętą
 cerkiew krzeſćiáńſką poiął / przez ktorą były tabli
 czki nápiſány / to ieſt dzieſięćioro boże przykazá⸗
 nie / Ktore Moizeſz od bogá wziął. Ná ty ta⸗
505bliczki mamy záwżdy pátzyć / á w ſwym ſiercu
 mieć / y piſmo ſwięte cżytáć y rozumyeć. A otym
 mamy ſie pytáć / kto nas z ſędu wział / bo Opat
 to ieſt Bog / ktoryż przez ſyná ſwego jedyne⸗
 go záwżdy nas ćiągnie przez łáſkę z nędze grze
510chu / á dawa nas ku wychowányu rybitwo⸗
 wi : ienż ieſt káżdy prelat / ktoryżto ma wycho⸗
 wáć grzeſſnego człowieká w dobrych vczynkoch
 á iego ku boiu dla pána Kryſtuſtá dáć/ że by
 mogł między mnichy być / to ieſt między mę⸗
515żmi ſwiętymi przebywáć á ſwiętym być. Potym
 że by mogł płynąć włodzi / to ieſt w przykazá⸗
 niu bożym chodzić / á mocnie boiowáć / á potim
 ku wielkim bogáctwom przyſć. Bogáctwá ſą
 cnoty / przez ktore duſſá bywa vbogáconá / ienż
520bywa przyiętá w dom mieſſczániná / to ieſt pre⸗
 latá / A prelat go wiedzie do ſtároſty / to ieſt do⸗
 ſpowiedniká / przez ktorego bywa wiedzion ná⸗
 drogę zbáwienia / prze to że boiuie żá pánią / to
 ieſt zá duſſą Ale ſie wżdy częſto wraca / á iez⸗
525dzi ná łow / to ieſt ná proznoſći tego ſwiátá. A
 páni / to ieſt duſſá / rozniemaga ſie gdyż wezrzy
 ná tabliczki piſány / to ieſt gdyż wſpomnie ná⸗
 preſtępy vczynione przez nię. Przetoż rycerze /
 to ieſt wſſytki ſmyſly máią páná z łowu przy⸗
530mieſć : to ieſt człowieká odwieſć od czeſnych rze⸗
 czy / á ták gdyż człowiek widzi duſſę áná vpádłá /
 tedy ma też ná ziemię pádnąć / to ieſt wydáć ſie
 ná wſſytkę pokozę / odzienie pyſſne / to ieſt grzechy
 zrzućić / á ták pielgrzymuiąc / to ieſt trwáiąc w⸗
535dobrzch cnotách / ąż przyidzieſz w dom rybi⸗
 twá : to ieſt dobrego prelatá / z ktorego rády w⸗
 ſkałę pokuty maſz być záwárł / aż poſlowye / to
 ieſt mężowie koſcielni / gdyż pokutá będzie wy⸗
 pełnioná / przywiodą ćie do Rzymu to ieſt do⸗
540zboru krzeſćiáńſkiego / w ktorym mamy przeby⸗
 wáć. A tedy zwony będą zwonić / to ieſt miłoſier
 ne vczynki będą przyiemne pánu Bogu / á mieſſ
 czánie / to ieſt ányeli / będą ſie weſelić / z náwroce⸗
 nia grzeſſnego / iákoż nápiſał .ſ. Lukaſz w 15. ká⸗
545pitu. Weſele ieſt ányołom bożym / nád iednym
 grzeſſnikiem pokutuiącym / niżli nád dziewieć⸗
 dzieſiąt ſpráwiedliwych / ktorzy nie potrzebuią po
 kuty. Potym w wiedzieſz pánią / to ieſt duſſę / do
 klaſſtorá / to ieſt do kroleſtwá niebieſkiego /
550w ktore nas przywiedz Jezu Kry
 ſte / ná wieki pożegnany.

Notes


Métadonnées

PL-1 : Anonyme, Przykład o dziwnym zrządzeniu boskim i o poczęciu świętego Grzegorza, Cracovie, Matthias Scharffenberg, 1543, (exemplaire édité : Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Rar. 823 )