F4 : De l’admirable dispense de Dieu et naisçance de Grégoire pape de Romme, 1521
Chapitres français des Gesta Romanorum
À notre connaissance, la version française des Gesta Romanorum n’est conservée dans aucun manuscrit. Il en existe au moins quatre éditions imprimées dont les trois dernières sont presque identifiques. L’édition princeps de 1521 contient 150 chapitres non numérotés et apparaissant dans le même ordre que dans la vulgate latine éditée en 1872 par Hermann Oesterley (Oe), sauf les quatre derniers. Ceux-ci constituent un bloc qui semble ajouté a posteriori (Oe 122-125). Le chapitre 118 se compose d’un début et d’une fin issus de deux chapitres différents (Oe 141 et Oe 145). Une section fut oubliée lors de l’impression. Si les chapitres intermédiaires (Oe 142-144) avaient été traduits, environ quatre feuillets furent omis. Aucune des trois rééditions ne corrigea l’erreur. De plus, un chapitre complet fut oublié vers la fin, après le chapitre 144 de l’édition princeps (Oe 178). Les rééditions ont donc 149 chapitres. En 1858, Pierre Gustave Brunet, le premier éditeur moderne, se servit d’un exemplaire de 1529 et numérota par conséquent les chapitres de 1 à 149. En 2002, Geoffroy Hope republia le texte d’après l’édition princeps, scinda le chapitre hybride en deux et arriva ainsi à 151 chapitres. Dans notre décompte, nous nous en tenons à la division graphique des quatre éditions et comptons donc 150 chapitres dans l’édition princeps et 149 dans les trois suivantes. Nous totalisons 601 chapitres dans les quatre éditions dont huit incomplets.
Nous avons transcrit le début des 150 chapitres de l’édition princeps, ainsi que le début après l’erreur (Oe 145). Les numéros renvoient aux éditions d’Oesterley et de Wilhelm Dick (1890). Les titres indiqués entre parenthèses sont ceux proposés en allemand par Oesterley et ceux en français de l’édition princeps qui correspondent à ceux des éditions latines. Nos transcriptions sont normalisées. La casse est modernisée avec des majuscules aux noms propres, la ponctualistion légèrement modifiée avec des points virgules au détriment des points. Nous avons ajouté des apostrophes, corrigé six erreurs manifestes (18 seras] seran, 22 prevalans] prenalans, 59 couche] touche, 61 pourvoyroit] prouvoyroit, 151 envieux (2)] avaricieux, 168 semblable a] a) et effectué les remplacements suivants : a̅ > am/an, e̅ > em/en, ꝫ > et, j > i, i̅ > im/in, i > j, o̅ > om/on et ou dans mo̅lt, ꝑ > par/per, q̅ > que, , q̕ > qui, ſ > s, v > u, u̅ > um/un, ’ > ur, ꝯ > us, u > v.
- Tableau Excel des chapitres français des Gesta Romanorum (601 chapitres dans 4 éditions anciennes)
Les 151 chapitres de l’édition princeps
- Ch. 1/1 (Entführt und beschenkt/Des pensees des femmes variables) : Pompee empereur regna grandement riche, lequel avoit une moult belle fille, laquelle tendrement il aymoit en telle maniere qu’il ordonna et establist cinq chevaliers pour la garder (F4-1/1)
- Ch. 2/2 (Zwei Brüder, Onkel/De misericorda sus l’hystoire de Titus) : Titus filz de Vaspasien empereur regna qui establit pour loy sur paine de mourir que les enfans alimentassent et nourrissent leurs peres en vieillesse (F4-1/2)
- Ch. 3/3 (Zweimal hinabstürzen/De juste jugement sus le peche d’adultere) : Aucun empereur regna a Romme qui constitua par loy que si aucune femme estoit trouvee par les sentes de peche en adultere qu’elle devoit estre precipitee du hault d’une montaigne contre terre (F4-1/3)
- Ch. 4/4 (Zwei Frauen entführt/De la justice et ordonnance de Cesar) : Cesar regna a Romme, lequel ordonna en son temps que si aucun ravissoit et prenoit femme par forcce qu’il fust en la juridicion des femmes soubmys pour scavoir se il mourroit ou se il la prendroit en mariaige sans douaire (F4-1/4)
- Ch. 5/5 (Räubertochter/De vraye fidelite) : Aucun empereur regna, en l’empire duquel estoit ung marchant qui avoit ung jeune enfant, lequel il envoia sur mer en marchandise, qui par les pirrates et larrons de mer fut detenu prisonnier, lequel rescrivit a son pere pour sa redemption (F4-1/5)
- Ch. 6/6 (Totem Manne folgen/De la prosecution de raison) : Ung empereur estoit puissant, mais cruel et tyrant, lequel espousa la fille d’ung roy moult fort de beauste informee ; lors, apres les espousalles, eulx deux firent paction que si aucun d’eulx mouroit, l’autre survivant se tueroit luy mesmes (F4-1/6)
- Ch. 7/7 (Bruderneid/De l’envie des mauvais contre les bons) : Diocletian regna jadis, en l’empire duquel estoit aucun excellent chevalier, lequel avoit deux enfans, lesquelz il aymoit singulierement (F4-1/7)
- Ch. 8/8 (Statuen bestehlen/De vaine gloire) : Leon regna en la fleur de son temps, qui grandement se delectoit a veoir et regarder belles femmes, parquoy il fist en ung temple faire trois statues et ymages stables et commanda a tous de son empire qu’ilz les adorassent (F4-1/8)
- Ch. 9/9 (Sohn stellt Vater nach/De naturelle malice par mansuetudne qui retourne a benignite) : Alexandre regna, qui fut grandement sage, lequel print a femme la fille du roy de Syrie, qui luy engendra un tresbel enfant ; l’enfant creut, et comme en l’aage legitime fust parvenu, tousjours estoit mauvais envers son pere, luy desobeyssant en toutes choses et pourchassant sa mort (F4-1/9)
- Ch. 10/11 (Ring der Vergessenheit/De la dispense de l’ame fidelle) : Vaspasian regna long temps sans lignee ; finablement, par l’oppinion et conseil des saiges, print a compaigne quelque jeune pucelle de lointaine region qui moult estoit belle, demeura long temps en estrange pays avecques elle, tellement qu’il eut lignee d’elle (F4-1/10)
- Ch. 11/10 (Giftnahrung/Du venin de peche duqule cothidiennement sommes nourris) : Alexandre de Macedoine regna grandement riche, qui avoit pour son maistrre docteur le grant et introduit Aristote, l’enseignant en toute doctrine (F4-1/11)
- Ch. 12/12 (Hundsquelle/De maulvais exemple) : L’empereur Otto regna, en l’empire duquel estoit ung prestre fort luxurieux, parquoy plusieurs estoient fort scandalisez, mesmement ses subjectz (F4-1/12)
- Ch. 13/13 (C D M R/De l’amour mal ordonnee) : Jadis estoit ung empereur aiant une belle femme, laquelle fort il aymoit ; l’an premier de ses nopces elle conceupt ung bel enfant que tendrement elle allaicta, tellement qu’elle le mettoit toutes les nuycts avec elle coucher (F4-1/13)
- Ch. 14/14 (Vater oder Mutter folgen/De l’honneur qu’on doit aux parens faire) : Dorotheus regna, qui constitua pour loy et decret que les enfans nourrissent et alimentassent leur parens ; il y avoit ung chevalier en la court de l’empire qui avoit prins nouvelle femme, fort belle creature, de laquelle possedoit ung bel enfant (F4-1/14)
- Ch. 15/Ø Alexius/De sainct Alexis, fils d’Enfemian, empereur) : Aucun empereur estoit en l’empire de Romme, du vivant duquel estoit ung jeune filz nomme Alexix, lequel estoit filz d’un tres noble citoyen rommain appelle Eufemian, lequel estoit en la court de l’empire fort ayme (F4-1/15)
- Ch. 16/33 (Sarkophag/De la vie qui est exemplaire) : L’on dit d’ung empereur qui fist une chappelle construire qui moult estoit belle ; comme il creusoit aux fondemens de son palays, il trouva ung cercueil d’or environne de trois cercles, et sus le dit cercueil estoit escript : J’ay expendu, j’ay donne, j’ay garde, j’ay eu, j’ay perdu, je suis pugny (F4-1/16)
- Ch. 17/221 (Abibas/De la parfection de vie) : Fut aucun empereur qui ordonna que qui le vouldroit servir a gre, il obtiendroit de luy grande dignite, moyennant qu’il frappast trois coups au portail du palays pour congnoistre qu’il vouloit servir (F4-1/17)
- Ch. 18/Ø (Julianus/De commettre homicide sans y penser, d’un chevalier nomme Julian qui tua son pere et sa mere) : Maintenant avons a parler de sainct Julian, qui ignorentement ses parens tua et occit ; comme ung jour sainct Julian alla a la chasse, trouva ung cerf, lequel il suyvit longuement ; le cerf parla et dist a Julian : Tu me suys, toy qui seras occiseur de ton pere, semblablement de ta mere (F4-1/18)
- Ch. 19/42 (Pompejus und Cäsar/De peche d’orgueil) : On lit es gestes rommaines qu’il y avoit ung prince des Rommains nomme Pompee qui estoit associe de la fille de Cesar par droit de mariage ; ces deux seigneurs convindrent en ung conseil ensemble, tellement qu’il estoit conclu entre les deux que tout le domaine du monde seroit a eul mis et adjouste a l’empire (F4-1/19)
- Ch. 20/149 (Redde/De tribulation et misere) : L’empereur Cesar Conrad regna, en l’empire duquel estoit en conte nomme Leopaldus, lequel, craignant l’ire du roy, s’en fuyt et s’en alla en une forest luy et sa femme (F4-1/20)
- Ch. 21/44 (Wachsschrift/De fraulde, dol et conspiration, et de la cautelle sur les choses contraire) : Justin refere que les citoynes de Lacedemonie firent conspiration contre leur roy, et eulx prevalans, le chasserent hors de sa cite et de tout son royaulme (F4-1/21)
- Ch. 22/45 (Isis und Serapis/De craincte mondaine) : Sainct Augustin narre que quant les Egyptiens vouloient jadis deifier leur deesse, que on nommoit Isis, et Serapis, leur dieu, procedoient en ceste maniere : premierement establirent pour loy que quiconques les disoit estre de la lignee des hommes, non eulx seullement, mais tous ceulx de leur genealogie pugnis devoyent estre, c’est assavoir avoir le chief trenche (F4-1/22)
- Ch. 23/47 (Herz unverbrennbar/De medicine spirituelle) : Sainct Augustin recite que l’ancienne coustume lors estoit que les corps des empereurs devoient estre bruslez apres leur mort et les cendres devoient estre gardees en lieu eminent (F4-1/23)
- Ch. 24/48 (Garten des Magiers/De la subgestion du dyable par les choses temporelles) : Il est escript d’ung enchanteur qui avoit ung vergier si beau et plain de toutes choses fructueuses qu’il estoit delectable merveilleusement (F4-1/24)
- Ch. 25/50 (Stab und Tasche/De l’oublyance des benefices et du mal d’ingratitude) : Jadis estoit une noble dame qui moult d’injures souffroit de aucun tirant luy degastant sa terre (F4-1/25)
- Ch. 26/52 (Zweierlei Tuch/De la vertu d’humilite) : Il estoit aucune noble royne qui de son serviteur rustique conceut ; l’enfant vesquit vicieusement et se porta mal devant son pere putatif (F4-1/26)
- Ch. 28/61 (Weinendes Hündlein/De l’execrable fraulde des vieilles) : Jadis estoit une dame qui estoit emperiere ; dedans son empire demouroit ung chevalier qui avoit une noble femme fort chaste, craignant Dieu et moult belle (F4-1/27)
- Ch. 29/64 (Schinden/De maulvais justiciers) : Jadis estoit aucun empereur qui ordonna sur griefve peine que le juge directement et justement jugeast, et si autrement il faisoit, point de misericorde ne trouveroit (F4-1/28)
- Ch. 30/65 (Triumph/De peche et jugement) : Ung empereur estoit qui fist telle loy : que celluy qui retourneroit de la bataille victorieux fussent fais trois honneurs et trois molestes (F4-1/29)
- Ch. 31/66 (Alexanders Begräbnis/De la rigueur de la mort) : On lit de la mort d’Alexandre, comme sa sepulture se faisoit d’or, plusieurs philosophes la s’assemblerent (F4-1/30)
- Ch. 32/68 (Wurmfrei/De bonne maniere d’inspiration) : Senecque racompte que es corps venimeux, pour la malice du venin et trop grande froideur, aucun ver ne peult naistre (F4-1/31)
- Ch. 33/69 (Hängebaum/Du peche de jactance) : Valere le Grand recite que aucun homme nomme Palatin dist a son filz en plorant et a tous ses voisins : Helas, dist il, j’ay en mon jardin ung arbre qui est improspere, dedans lequel ma premiere femme se pendit, puis en apres la seconde, finablement la tierce (F4-1/32)
- Ch. 34/76 (Aristoteles’ Lehren/De la grande ponderation de vie) : L’on lit du roy Alexandre, qui avoit le grand Aristote pour docteur et maistre, qui moult de biens conceut de sa doctrine, bien et vertu (F4-1/33)
- Ch. 35/76b (Friedenslamm/De la reformation de paix et de la vengeance de ceulx qui la discipent) : On lit aux gestes des Rommains que telle jadis estoit la coustume que quant on vouloit conformer la paix entre les grans seigneurs entre lesquelz estoit discord, l’on montoit au hault d’une grande montaigne (F4-1/34)
- Ch. 36/77 (Was ist der Mensch/Du cours de la vie de l’homme) : L’on lit de aucun roy qui entre toute chose desiroit a scavoir la nature de l’homme, dedans l’empire duquel estoit quelque philosophe grandement sage qui donnoit bon conseil (F4-1/35)
- Ch. 37/78 (Achat/De l’erection de pensee vers le ciel) : Pline racompte que l’aigle volle bien hault en l’air, nidifie, faisant des petis qui sont hays d’ung serpent nomme Parvas (F4-1/36)
- Ch. 38/81 (Brieftaube/De la cautelle d’effacer peche) : On lit au temps de l’empereur Henry second que comme ainsi fust que aucune cite fust des ennemys assiegee, devant qu’ilz entrassent en ladicte cite, une columbe descendit en la cite (F4-1/37)
- Ch. 39/86 (Feindliche Brüder/De la reconciliation de Dieu et des hommes) : On lit es gestes rommaines que jadis estoit entre deux freres si grande discorde que l’ung degasta et perdit les terres de l’autre (F4-1/38)
- Ch. 40/87 (Puls/De la maniere de temptation et science de resister) : On lit, comme dit Macrobe, qu’il estoit ung chevalier qui estoit jaloux et souspeconneux de sa femme, pour aucunes choses que il oyait et voyait (F4-1/39)
- Ch. 41/89 (Codrus/De victoire, dilection et tresgrande charite d’icelle) : Codrus, empereur des Atheniens, voulant combattre contre les Dorenses, congregea grande multitude de gent et se conseilla a la statue d’Apollo de sa fortune belliqueuese (F4-1/40)
- Ch. 42/92 (P S R F/Du deffault de charite) : Valere recite que a Romme vist en une colunne quatre lettres, desquelles chascune par trois fois estoit escripte : trois ppp, trois rrr, trois sss et trois fff (F4-1/41)
- Ch. 43/97 (Curtius/De l’infernalle closture par la passion de Jesuchrist et mort voluntaire d’icelluy) : Jadis, au meillieu de la cite de Romme, la terre s’ouvrit tellement que les enfers estoient patens ; les dieux furent interroguez de l’adventure, qui par leurs responses dirent que point ne se fermeroit la terre se elle n’estoit de la sepulture d’ung homme vif saoullee, qui de sa franche volunte se gectast leans dedans (F4-1/42)
- Ch. 44/98 (Dehnbares Glas/Du peche d’envye) : Tibere regna, lequel estoit en son adolescence moult saige, clerc en langaige, bon et bien fortune en bataille ; mais apres qu’il fut aux honneurs imperiaulx promeu et esleve, devint cruel et mauvais et moult affligea le peuple rommain (F4-1/43)
- Ch. 45/103 (Schießen/Comment seullement les bons participeront au royaulme des cieulx) : Jadis estoit ung roy tres noble, puissant et saige, qui eut une femme qu’il aymoit grandement, laquelle de la dilection de son seigneur oubliee, trois enfans bastardz aupres du roy engendra, lesquelz furent tousjours au roy rebelles et ne le sembloient en facon qui soit (F4-1/44)
- Ch. 46/110 (Glasasche/Des sept pechez mortelz) : Tules racompte qu’au moys de may aucun s’en alla en une forest, la ou estoient sept arbres plains de fueilles belles a regarder, et en cueilla tant de branches qu’il ne les sceut oncques porter (F4-1/45)
- Ch. 47/116 (Heilige drei Könige/Des troys roys) : Le roy des Daniens avoit grande devocion aux trois roys qui vindrent adorer Jesuchrist, et les appelloit a son ayde (F4-1/46)
- Ch. 48/117 (Perillus/De la juste sequelle des maulvais) : Demos racompte que quant Perillus, grant ouvrier en metal et en cuyvre, donna ou offrit au roy Fallaridus, tyrant et cruel, qui les Argentins depopuloit, ung veau ou thoreau nouvellement par luy fait et forge, et ayant a son coste latentement ung huys pour y mettre les gens, si qu’ilz fussent dedans bruslez par martire, ledict ouvrier fist mettre dedans le premier pour esprouver son ouvraige (F4-1/47)
- Ch. 49/121 (Rosimilla/De la subtille maniere d’illusion dyabolique) : Paoul, hystorian lombardicque, racompte que Couamis, roy des Hongres, assiegea le chasteau nomme Fundac (F4-1/48)
- Ch. 50/122 (Zaleucus/De la louenge de ceulx qui jugent directement) : Valere le Grant nous racompte que Zelungus empereur fist telle loy par son edit que si aucun violoit aucune vierge, qu’il perderoit les deux yeulx (F4-1/49)
- Ch. 51/127 (Fliegen/Des injustes exacteurs) : Josephus racompte que Tibere Cesar fut requis de dire pourquoy il tenoit si longuement es offices les presidens des provinces ; il respondit par exemples : Je viz, dist il, une fois ung homme plain de playes de la morsure des mousches, lequel je voulois ayder et chasser les mousches de dessus son corps, mais il ne voulut pas et me dist que je le tourmentois doublement (F4-1/50)
- Ch. 52/130 (Fabius, einziges Gut/De grande fidelite) : Valere dit que Fabius avoit rachapte tous les captifz des Rommains par aucune somme d’argent qu’il avoit promise ; mais pource que le senat ne luy voulut pas bailler, il vendit ung seul heritage qu’il avoit pour payer sa promesse, voulant mieulx perdre son patrimoine que violler sa foy et la pacte promise (F4-1/51)
- Ch. 54/132 (Marmortor/Du royaulme des cieulx) : L’empereur Frederich second fist une porte de marbre par moult subtil ouvraige ; ceste porte lors estoit sus une fontaine d’eaue courant assise pres de Capue la cite, en laquelle l’empereur estoit engrave, selon sa majeste, avecques deux autres juges (F4-1/52)
- Ch. 55/134 (Justitia – Pax/De la revocation de l’ame pecheresse de l’exil de peche par la satisfation de la messe) : Aucun roy noble jadis avoit ung enfant qui estoit beau, discret et constant, et eut aussi quatre filles, desquelles les noms estoient Justice,Verite, Paix et Misericorde (F4-1/53)
- Ch. 56/Ø (Fürst und Kaufmann/De la memoire de la mort) : Aucun prince jadis estoit qui aymoit la chasse ; le jour advint qu’il alloit a la chasse, si que, par cas de fortune, quelque marchant le suyvoit ; le marchant, le voyant bien habille d’habillemens precieux, dist en son cueur : Seigneur Dieu, que cest homme seigneureulx est bien tenu a toy ! (F4-1/54)
- Ch. 57/143 (Focus/De la parfection de vie) : Titus regna en lacite de Romme, qui ordonna que chascun sainctifiast le jour de la nativite de son premier filz engendre, tellement que s’on trouvoit aulcun faisant quelque besongne serville, devoit estre pugny (F4-1/55)
- Ch. 58/144 (Drei Wahrheiten, frei/De confession) : Ung roy regna du nom d’Asmodeus, qui ordonna que que si aucun malfaicteur estoit prins et il peust dire trois veritez contre lesquelles homme vivant ne peust contrarier, tant maulvais fust il, il seroit franc de mort et ne perderoit point son heritage (F4-1/56)
- Ch. 59/148 (Jovinianus/Du peche d’orgueil, et comment les orgueilleux souvent parviennent a humilite) : Jovinian, imperateur, regna singulierement riche, lequel une fois, comme il estoit en son lict couche, son cueur s’esleva glorieusement et disoit : Est il autre dieu que moi ? (F4-1/57)
- Ch. 60/153 (Spielball/Du peche d’avarice) : Jadis estoit ung roy qui avoit une belle fille moult gracieuse, dicte Rosemonde ; comme lors elle fust en l’aage de dix ans venue, moult etoit subtille pour courir, tellement que jamais personne ne la povoit passer a la course (F4-1/58)
- Ch. 61/154 (Socrates heiratet/De premeditation tousjours avoir en noz cueurs) : Claude regna, qui avoit une seulle fille moult belle, lequel pensoit ung jour comment et en quelle sorte d’honneur il la pourvoyroit (F4-1/59)
- Ch. 62/155 (Florentina/De la beaulte de l’ame fidelle) : Gaius regna prudentement, au regne duquel estoit une femme nommee Florentine, qui estoit si belle que trois roys l’assiegerent et la violerent tous trois (F4-1/60)
- Ch. 63/157 (Ariadne/De la delectation des choses mondaines) : Vaspasian regna, qui avoit une moult belle fille dicte par nom Agla ; tant estoit de beaulte munie qui toutes autres femmes transcendoit, surmontoit et passoit (F4-1/61)
- Ch. 64/165 (Hemd, drei Zoll/De l’incarnation du filz de Dieu) : Aucun roy regna au royaulme de Cecille, qui avoit trois vertus ; premierement, il estoit fort de corps entre tous les hommes de la terre ; secondement, le plus saige ; tiercement, le plus beau ; parquoy long temps fut sans espouse (F4-1/62)
- Ch. 65/175 (Kreuz mit Inschriften/De la cure de l’ame) : Jadis ung roy fust qui passa d’ung pays en autre, c’est a dire d’une cite en autre ; en passant il trouva une croix de tous costez escripte ; d’ung des costez estoit escript : O roy ! sy tu passes par ceste voye, tu auras pour ton corps bon logis, mais ton cheval sera mal servy (F4-1/63)
- Ch. 66/177 (Waffen aufhängen/De la vertu de constance) : Quelque roy regna, qui avoit une fille, laquelle moult il avoit aymee, car elle estoit seulle sans freres et seurs ; apres la mort de son pere, fut la fille dame du royaulme (F4-1/64)
- Ch. 67/179 (Weiser folgt dem Narren/De non avoir excusation en la fin de la mort) : Maximian regna, au regne duquel estoient deux chevaliers, l’ung fol et l’autre saige, qui mutuellement avoient l’ung a l’autre grant amour (F4-1/65)
- Ch. 68/182 (Hähne/De verite non point celler jusques a la mort) : Gordian regna, au regne duquel estoit ung noble chevalier qui avoit une belle femme qui souvent soubz luy adulteroit (F4-1/66)
- Ch. 69/188 (Keuschheitshemd/De chastete) : Gallus regna grandement saige, qui vouloit aucun palais construire ; pour l’edifice faire parla a ung subtil ouvrier (F4-1/67)
- Ch. 70/193 (Drei Fragen/De la componction de l’ame fidelle) : Jadis estoit ung roy qui avoit une belle fille qu’il vouloit marier ; elle avoit fait veu que jamais mariee ne seroit jusques a ce que son mary eust trois choses perpetrees (F4-1/68)
- Ch. 71/201 (Lahmer und Blinder/De la remuneration d’eternelle vie) : Il y avoit ung roy qui fit ung grant bancquet et convy ; il fist publier et a son de trompe cryer que tous ceulx de son royaulme vinsent au disner et feste destinee ; chascun y fut invite, de quelque condicion qu’il fust, et furent promises grandes richesses a ceulx qui y viendroient (F4-1/69)
- Ch. 72/204 (Weinfässer/De la malice des ingratz) : Nous lisons d’ung roy qui avoit ung seul filz, lequel il nourrit tendrement ; quant le filz fut en aage legitime, le pere luy voulut bailler le regissement de son empire, pource qu’il estoit ja impuissant et luy puissant et ja en fleur de sa vertu (F4-1/70)
- Ch. 73/205 (Hundert Groschen/Du peche d’avarice qui aveugle chascun) : Ung roy estoit en la cite rommaine, qui ordonna que chascun qui seroit aveugle par chascun an obtiendroit du roy cent soulz (F4-1/71)
- Ch. 74/206 (Narrenapfel/De prospection et providence) : Jadis estoit ung roy qui avoit ung seul enfant qu’il aymoit fort ; ce roy fist une pomme d’or sumptueusement et de grant coust (F4-1/72)
- Ch. 75/209 (Drei Witwen/De la cure du monde non point a ensuivyr) : Ung roy estoit qui ses trois filles a trois ducz maria, lesquelz en cest an moururent (F4-1/73)
- Ch. 76/211 (Ziegenauge/De la vraye concorde) : Le cas advint que en une cite estoient deux medecins bien introduitz ; il y eut question entre les deux qui estoit le plus enseigne en l’art de medicine (F4-1/74)
- Ch. 77/215 (Schön und hässlich/Comment on ne doit point trop convoiter les richesses) : Ung roy estoit qui avoit deux filles, l’une belle singulierement et a tous amoureuse, mais l’autre noire diformement et a tous odieuse (F4-1/75)
- Ch. 78/Ø (Treue Witwe/De la constance d’amour mutuel) : Ung roy avoit une fille qui estoit a ung noble duc espousee, qui moult l’aymoit, et elle luy ; ilz avoient belle lignee ; le duc mourut, et fust de toute la cite sa mort fort ploree (F4-1/76)
- Ch. 79/Ø (Schmeichelnder Esel/Comment on ne doit point trop presumer) : Il estoit ung roy qui tant aymoit les chiens que c’estoit chose merveilleuse ; les chiens luy sailloient au col, le baisoient et dormoient en son sein souvent (F4-1/77)
- Ch. 80/220 (Engel und Einsiedler/De la finesse et mauvaistie du dyable, et comment les jugements de Dieu sont ocultez) : I1 estoit ung hermitte qui servoit a Dieu jour et nuyt ; pres de sa petite maison ou celulle demouroit ung pasteur de brebis (F4-1/78)
- Ch. 81/170 (Gregorius/De l’admirable dispense de Dieu et naiscance de Gregoire pape de Romme) : Marc regna prudent et saige, qui avoit un seul filz et une seulle fille, lesquelz il aymoit cordiallement ; quant il congneut qu’il ne povoit plus vivre, fist appeller tous les princes de son royaulme (F4-1/79)
- Ch. 82/26 (Störchin/Du jugement des adulteres) : Il estoit ung chevalier qui avoit ung beau chasteau, sus lequel deux cigoignes faisoient leur nid ; au-dessoubz de ce chasteau estoit une fontaine bien clere, dedans laquelle se baignoient les cigognes (F4-1/80)
- Ch. 83/163 (Eber ohne Herz/De la timoreuse garde de l’âme) : Adrian regna, qui moult aymoit les vergiers ; il ordonna ung jardinier pour garder ung jardin qu’il avoit construict et plante de tous genres d’arbres et semences (F4-1/81)
- Ch. 84/166 (Falke/Des benefices de Dieu a tousjours rememorer) : Pompee regna, au royaulme duquel estoit quelque dame grandement belle ; pres d’elle se tenoit et habitoit aucun chevalier assez gracieux, qui souvent celle dame visitoit (F4-1/82)
- Ch. 85/152 (Goldene Angel/Comment oraison est la melodie de Dieu) : Tibere regna, qui grandement ayma la melodie ; comme il alloit ung jour a la chasse, du coste dextre vint a ouyr quelque son de melodie, procedant d’une harpe, par telle sorte de delectation et plaisir qu’il fut quasi ravy ; il detourna son cheval vers le lieu ou il entendoit la melodie (F4-1/83)
- Ch. 86/174 (Kerkergespräch/Comment Dieu begnignement et copieusement a ceulx qui l’appellent donne sa grace) : Il y avoit ung empereur qui ordonna que si une femme se forfaisoit par indecent adultere, qu’elle seroit a jamais en prison (F4-1/84)
- Ch. 89/31 (Drei Ringe/De l’estat triple de ce monde) : Jadis estoit ung chevalier qui avoit trois enfans, et ordonna son heritaige, quant il voulut mourir, a son premier ne ; au second donna ung grant tresor, et au tiers ung precieulx anneau qui plus valloit que tout ce que les deux autres devoient avoir (F4-1/85)
- Ch. 90/28 (Erbteilung/De la liberte de son franc arbitre) : Jadis aucun roy fist telle loy que le plus ancien diviseroit l’heritaige, mais le jeune choisiroit ; l’autre fut qu’il estoit au filz de l’ancelle prendre la pocession aussi bien que au filz de franche condition (F4-1/86)
- Ch. 94/Ø (Stein heilt Aussatz/Comment toutes choses belles par la lepre toutes infectes ne pevent ravoir leur pristine beaulte, fors que par les gemissemens et profondz soupirs des autres) : Jadis estoit ung roy voulant loing aller, lequel avoit une belle fille plus resplendissante que le soleil ; il ne scavoit a qui fidellement la commettre (F4-1/87)
- Ch. 96/Ø (Kerze Alexanders/Comment la vie presente pour vray est la vie de remission et de grace) : Le roy Alexandre mist une chandelle qui ardoit en sa salle, puis envoya ses heraulx publier et faire crier par tout son royaulme que si aucun offensoit, et il vint crier misericorde durant que la chandelle ne seroit gastee, qu’il obtiendroit ; et aussi s’il ne venoit qu’apres l’extinction de ladicte chandelle, qu’il seroit pugny de malle mort (F4-1/88)
- Ch. 97/80 (Cäsars Todeszeichen/De la mort) : On list es cronicques que l’an vint et deuxiesme de la fondation de Rome, les Rommains firent eriger une columne de marbre dedans le capitolle de la cite, et sus la columne mirent l’imaige de Julius Cesar, et sus l’ymaige son nom escript (F4-1/89)
- Ch. 99/181 (Kröte und Schlange/De la virile bataille de Jesuchrist et de sa victoire) : Cesar regna, au royaume duquel estoit ung noble chevalier et fort qui chevauchoit une fois par une forest ou il veit ung crapault et ung serpent qui ensemblement combatoient, mais le crapault prevalut et eut victoire (F4-1/90)
- Ch. 100/84 (Sohn tötet Mutter nicht/Comment Jesuchrist ne precipite pas soubdain le pecheur selon sa justice, mais l’attent a penitence par misericorde) : Diocletian regna, qui fist loy que la femme mourroit si elle estoit adultere ; le cas advint que ung chevalier espousa une pucelle qui eut ung enfant de sa semence (F4-1/91)
- Ch. 101/189 (Freude ohne Ende/Comment le monde totallement est mis en malignite et environne d’angoisses) : Il est escript que Gauterus aymoit sans fin les lieux joyeux et amenes pour se resjouyr ; un jour matin se leva et alloit seul en la voye jusques qu’il parvint a ung royaume la où le roy estoit mort depuis peu de temps (F4-1/92)
- Ch. 102/167 (Wachsbild/Des transgressions de l’âme, de peche et de ses playes) : Tytus regna, en l’empire duquel estoit ung chevalier plain de noblesse, qui a Dieu estoit grandement devot ; il avoit une belle femme qui se forfist au vice d’adultere, si fort que point ne se vouloit corriger (F4-1/93)
- Ch. 103/162 (Drei Weisheiten verkaufen/De toutes choses avecques consentement et providence tousjours a faire) : Damician regna prudent et saige, confiant et en toutes choses juste ; comme il disnoit ung jour, vint ung marchand qui dit qu’il avoit de la marchandise pour l’empereur, de belle sorte (F4-1/94)
- Ch. 106/172 (Traumbrot/Comment on doit veiller contre les frauldes du dyable) : Jadis estoient trois compaignons qui voyageoient par voye ; le cas advint qu’ils ne scavoient trouver des vivres fors ung pain ; ils disoient l’ung a l’autre : Si ce pain estoit en trois divise, chascune partie pas ne suffira pour nous rassasier (F4-1/95)
- Ch. 107/171 (Percute hic/De la memoire de mort, et comment on ne se doit point delecter es choses temporelles) : Il estoit ung ymage dedans la cite de Romme, qui estoit toute droicte sus les piedz et avoit la main estendue directement ; et sur le doy moyen estoit telle description : Percute, frappe (F4-1/96)
- Ch. 110/192 (Eustachius, Placidus/De la merveilleuse revocation des errans et piteuse consolation des affligez) : L’empereur Trajan regna, au royaulme duquel estoit ung chevalier nomme Placidas, qui estoit maistre de la chevalerie ; cestuy estoit misericordieux envers les povres ; toutesfois il estoit a la culture des ydolles adonne (F4-1/97)
- Ch. 111/34 (Argus/De la circunspection et de la garde de ses subjectz) : Aucun noble personnage jadis eut une blanche vache, laquelle moult il aymoit pour deux causes : elle estoit blanche merveilleusement et en laict habundante (F4-1/98)
- Ch. 112/15 (Vater heilen, Mutter nicht/De la curacion de l’ame par la medicine du medicin superceleste, par laquelle sont aucuns sanez, les autres non) : Gorgonius regna, qui eut une belle femme qui conceupt et eut ung bel enfant de tous ayme ; quant il fut grant et que il eut dix ans, sa mere mourut, et fut en noble sepulture mise (F4-1/99)
- Ch. 113/17 (Turnier/De la bataille spirituelle, remuneration et loyer pour la victoire) : Adonias regna grandement riche, qui aymoit les esbatz du jeu du tournoy et du jeu de la hache, parquoy il fist cryer ung jeu de tournoy, promettant grant pris a celluy qui mieulx le feroit (F4-1/100)
- Ch. 114/18 (Drachenschwanz/De la delivrance d’humain lignaige de la fosse d’enfer) : Il estoit ung roy, au royaulme duquel estoit ung povre qui tous les jours alloit amasser du boys en une forest pour vendre, si qu’il peust avoir sa vie (F4-1/101)
- Ch. 115/19 (Zwei nackte Jungfrauen/De la mort de Jesuchrist pour nostre reconciliation) : Jadis fut ung empereur qui avoit une forest en laquelle demouroit et habitoit ung elephant si cruel que on ne s’en osoit approcher (F4-1/102)
- Ch. 116/20 (Stiefkind und rechtes Kind/De la grande dilection de Dieu, et comment il nous ayme tous equallement jusques que nous le ayons offence) : Pepin regna, roy de France, qui espousa une belle pucelle qui enfanta ung bel enfant et elegant de forme ; toutesfois elle mourut en son enfantement ; il se remaria et eut de sa seconde femme semblablement ung enfant et envoya les deux enfans a nourrir es loingtaines parties (F4-1/103)
- Ch. 119/145 (Ingratus und Guido/Comment l’homme, sus toutes les creatures, est ingrat des benefices qu’il recoit de Dieu) : Aucun empereur eut ung senechal sus son empire, qui tant fut en orgueil esleve qu’il opprimoit chascun, et failloit que tout fust a sa volunte faict (F4-1/104)
- Ch. 120/147 (Jonathas, drei Wunschdinge/De la subtille deception des femmes et execation des deceuz) : Daire regna grandement saige, qui eut trois enfans qu’il ayma moult singulierement ; comme il devoit mourir, tout son heritaige donna par testament a son premier ne, au second tout ce qu’il acquist en son temps, et au tiers trois precieulx joyaulx, c’est assavoir ung anneau d’or, ung fermail ou monile, semblablement un drap precieux (F4-1/105)
- Ch. 121/199 (Nachtigall töten/De la gloire du monde qui plusieurs decoit et de la luxure qui a la mort conduict) : Jadis estoit un roy du royaulme de Castille, qui avoit deux chevaliers en une cite, l’ung jeune, l’autre vieil ; le vieil estoit riche, pour la cause print il une belle jeune fille pour espouse, pour la cause de sa beaute (F4-1/106)
- Ch. 127/219 (Fuß ab/De la justice du juge discret Jesuchrist par jugemens occultes) : Ung chevalier cruel et tirant estoit, qui par long temps tint ung serviteur fidelle ; comme ung jour, en allant aux foires, il passa en une forest avecques son dit serviteur, vint le cas qu’il perdit en celle forest trois marcz d’argent, sans que son serviteur en sceust aucune chose (F4-1/107)
- Ch. 128/198 (Totensiegel/Des hommes qui injustement les biens d’autruy occuppent, et comment en la fin en sera grande discertation) : Maximian regna a l’empire de Romme, duquel estoient deux chevaliers, desquels l’ung estoit juste, l’autre convoiteux et mondain (F4-1/108)
- Ch. 129/196 (Freundesprobe/De la vraye probation d’amytie) : Aucun roy eut ung seul filz, qu’il ayma fort ; ledict enfant eut conge de son pere pour veoir et visiter le monde, pour acquerir des amys (F4-1/109)
- Ch. 131/214 (Den Armen das Reich/Des riches et puissans ausquelz on donne les biens et des povres ausquelz on les oste, puis comment Dieu eternellement les remunere) : Jadis fut ung roy qui fit proclamer et crier que tous a luy vinsent indifferantement pour obtenir ce qu’ils demanderoient (F4-1/110)
- Ch. 132/210 (Aussatz vorgespiegelt/Des envieulx qui les bons infestent par mauvaise vie) : Quatre medecins et phisitiens estoient en une cite ; le plus jeune transcendoit les autres en l’art de medecine, tellement que tous malades guerissoit (F4-1/111)
- Ch. 134/142 (In Waffen begraben/De la mort de Christ innocente) : Senecque racompte que la loy aucunesfois estoit que chascun chevalier devoit estre mis avecques ses armes en sepulture selon la coustume des lieux, et si aucun le despouilloit de ses dictes armes, il devoit mourir (F4-1/112)
- Ch. 135/119 (Lucretia/Comment nous nous devons disposer a penitence quant nous sentons nostre conscience blessee) : Sainct Augustin racompte dedans le livre de la cite de Dieu que Lucresse jadis estoit noble dame rommaine, femme de Collatin ; comme celuy Collatin invitast ung jour le filz de l’empereur Tarquin a son chasteau, nomme Sextus, incontinent il fut esprint de l’amour de la belle Lucresse, femme dudit Collatin (F4-1/113)
- Ch. 136/104 (Mondstrahl/Comment le pasteur des ames doit veiller) : Ung larron fut dans la maison d’ung riche de nuyt pour le desrober ; il regardoit par ung pertuis si tous ceulx de la famille lors estoient endormis (F4-1/114)
- Ch. 137/49 (Coriolan/De la naturelle benignite de Jesuchrist et misericorde par laquelle naturellement aux convertis pardonne leur offense) : Dedans ses cronicques, Eusebius racompte d’ung empereur qui en equite grande son peuple rommain gouvernoit sans faire tort a aucun, en pugnyssant, selon la desserte des offences, tant les riches que les povres (F4-1/115)
- Ch. 139/23 (Basilisk/Des playes de l’ame) : Le grant Alexandre regna, qui obtint le demaine de toute la terre ; le cas advint une fois qu’il fist grant ost de gens et environna une cite en l’assault de laquelle la plus part de ses chevaliers sans effusion de sang et sans estre blessez moururent (F4-1/116)
- Ch. 140/24 (Drei Urteile/De justice, vertu equitable, tousjours a trouver au temps futur et au present) : Eracle regna, qui, entre toutes les vertus qu’il avoit, il etoit juste, si que l’on ne le puvoit par prieres et offrandes destourner de l’estat d’equite (F4-1/117)
- Ch. 141/25 (Schlange und Milch/Du sain conseil tousjours a ouyr et refferer le contraire) : Fulgence regna, en l’empire duquel estoit ung chevalier nomme Sedechias, qui avoit une excellentement belle femme, mais nompas saige (F4-1/118)
- Ch. 145/32 (Drache im Hohlweg) : … lequel ignorait le dangereux passaige qui cheut tout mort a terre (F4-1/118)
- Ch. 146/118 (Alexander und der Seeräuber/Comment on doit arguer les princes et magnates de leurs forfaitz) : Saint Augustin dist au livre de la cite de Dieu que Diomedes, qui estoit larron et pirrate de mer par long temps avecques une seulle gallee plusieurs hommes detruisoit (F4-1/119)
- Ch. 147/38 (Quelle vergiftet/ Du venin de peche qui l’ame suffocque) : Nous lisons d’ung roy, lequel pensoit ses ennemis occire par venin, pource qu’il estoit puissant (F4-1/120)
- Ch. 148/37 (Arion/ Comment peche ne demeure point impugny) : Aulus Gelius recite d’ung homme riche, nomme Arion, lequel voulut passer d’ung royaulme dedans l’autre ; sus mer monta ; mais les nautonniers, congnoissant qu’il estoit pecunieulx, le voulurent tuer ; mais il les pria qu’il chantast avant que mourir en l’honneur des daulphins, qui naturellement se delectent sus le chant d’harmonie procedant de la bouche des hommes (F4-1/121)
- Ch. 149/36 (Philipps Ermordung/De vaine gloire, de laquelle moult de maulx ensuyvent) : Valere racompte que aucun noble demanda le conseil d’ung saige, comment il pourroit son nom perpetuer (F4-1/122)
- Ch. 150/35 (Musikquelle/De la rousee de la celeste grace) : Pline recite qu’il y a quelque terre qui est sans rousee, pareillement et sans pluye ; seullement est une fontaine qui a la source de son eaue bien profondement ; quant les hommes veullent avoir de l’eaue, ilz vont a la fontaine joyeusement avecques tous genres d’instrumens de musicque lesquelz ilz ont, et par la melodie la autour de ladicte fontaine dechantee, l’eaue monte jusques a la bouche de la fontaine par habondance, tellement que chascun en emplit son vaisseau et s’en retourne (F4-1/123)
- Ch. 151/197 (Aussatz aus Neid/De l’ame pecheresse par peche infecte, puis comment elle est guerye) : Fut ung roy jadis, qui avoit deux chevaliers en son royaulme; l’ung fut avaricieux et l’autre fort envieux ; l’avaricieux avoit une belle femme, qui a tous plaisoit par sa gracieusete ; l’envieux en avoit aussi une d’autre condition, laide merveilleusement et a tous odieuse (F4-1/124)
- Ch. 153/Ø (Apollonius von Tyrus/De la tribulation temporelle qui sera a la fin en joye commune) : Le roy Antiochus regna en la cite de Antioche, du nom duquel est celle cite nommee, lequel eut de son espouse lors une belle fille par excellence (F4-1/125)
- Ch. 154/Ø (Christusbild in Edessa/De la celeste cite et pays supernel) : Gervaise racompte qu’en la cite de Disse, pour la presence d’ung sainct ymaige de Jesuchrist, ne peult aucun heretique la vivre, juif ou payen ; ne peult ce lieu aucun barbare prendre (F4-1/126)
- Ch. 155/Ø (Wandelburia/De la maniere de batailler en la passion de Jesuchrist contre le dyable d’enfer) : En Angleterre, comme racompte Gervaise, vers les termes de l’evesche de Lieneuse, gist et est assis le chasteau nomme Cathulaicque, dedans les limites duquel est ung lieu nomme Burie (F4-1/127)
- Ch. 156/51 (Achilles unter Weibern/De la cause de la destruction de Troye) : Le poete Nason racompte de la bataille troyenne que Paris ravit Helene, que estoit aussi prophetise que jamais la cite de Troye ne seroit subjecte jusques que le duc Achiles seroit mort (F4-1/128)
- Ch. 158/99 (Körper unverweslich/De la perpetuite de l’ame raisonnable) : Dedans la cite de Romme fut ung corps incorrup trouve, plus hault que les murs de la cite (F4-1/129)
- Ch. 159/129 (Wein, vier Eigenschaften/De l’invention des vignes) : Josephus, au livre des causes des choses naturelles, racompte que Noe trouva la vigne silvestre, c’est assavoir les labrusces (F4-1/130)
- Ch. 160/Ø (Nach Evangelium aus der Kirche/De la retraction du dyable pour nous engarder de bien faire) : Certain est que le dyable se transforme souvent en ange de lumiere pour quelque deception sus le peuple que veult posseder et avoir ; parquoy cest exemple voulons demonstrer, qui est bien notable (F4-1/131)
- Ch. 162/Ø (Wunderberg/Des choses qu’on doit eviter en predication) : Une chose non acoustumee, mais plaine de sain conseil, racompte Gervaise de Vergense, descrivant a l’empereur des Rommains Octo qu’en Catholoigne, sus l’evesche de Gironde, gist et est une grande montaigne scituee qui est inaccessible pour la monter, en la summite de laquelle si est ung lac d’eaue noire, quant a sa parfondite imperscrutable (F4-1/132)
- Ch. 163/180 (Pferd und Schafe/De la crainte qui est inordonnee) : Alexandre regna, qui avoit ung fils nomme Celestin, lequel il aymoit, parquoy il pensa qu’il estoit bonde l’endoctriner (F4-1/133)
- Ch. 165/109 (Drei Narren/De la perversite du monde) : L’on lit en la vie des peres que l’ange monstra a ung sainct homme trois hommes labourans en simplesse (F4-1/134)
- Ch. 166/112 (Schachspiel/Du jeu des eschetz) : Le jeu des eschetz a soixante poincts divisez par huyt, c’est assavoir l’homme, la femme, les espoux et espouses, les clercz et laiz, les povres et les riches (F4-1/135)
- Ch. 167/114 (Drei Weisheiten lehren/ Du bon conseil qui est a tenir) : Ung sagittaire print un petit rossignol, lequel il vouloit tuer ; mais ledit rossignol, par une voix miraculeuse, parla et luy dist : Que te proffitera de me tuer ? (F4-1/136)
- Ch. 168/115 (Honig/De l’eternelle dampnation) : Balaam racompte que le pecheur est semblable a l’homme qui, en craignant la licorne, tomba dedans une fosse ; mais en tombant se print aux rameaulx d’un arbre qui estoit en ladicte fosse ; puis il regarda en contre bas et veit ung puis profond et ung dragon horrible qui le voulut devorer (F4-1/137)
- Ch. 170/133 (Bernhard und der Spieler/De la revocation du pecheur a la voye de penitence) : Jadis estoit ung joueur de dez, qui acourut a sainct Bernard, disant : Pere, je veulx avecques toy jouer et veulx mon ame mettre contre ton cheval ! (F4-1/138)
- Ch. 171/183 (Egypten und Baldach/De dilection et grande fidelite, et comment verite delivre de la mort) : Pierre dit Alphonse racompte que deux chevaliers estoient, desquelz l’ung demouroit en Egipte, l’autre se tenoit en Baldach (F4-1/139)
- Ch. 172/194 (Guido und Tyrius/De la constance de l’ame fidelle) : Il estoit ung roy en Angleterre qui avoit deux chevaliers en son royaulme, appellez l’ung Guion, l’autre Tyrius (F4-1/140)
- Ch. 174/57 (Schlange lösen/Comment ce que nature donne l’on ne peult oster du peche d’ingratitude) : Quelcun empereur alloit apres l’heure de midy chasser ; il trouva ung serpent que les pasteurs avoient attache a ung arbre pendant contre terre, lequel cryoit horriblement (F4-1/141)
- Ch. 175/95 (Wunderbare Menschen/De la diversite et des choses admirables du monde morallement exposees) : Pline racompte qu’il y a des hommes qui ont teste de chien et parlent en aboyant, et sont vestuz de peaulx de bestes (F4-1/142)
- Ch. 176/74 (Gespalten/De la medecine spirituelle) : Jadis estoit ung enfant qui estoit divise depuis le nombril, tellement qu’il avoit deux testes et deux estomachz, et avoit chascun ses propres sens, tellement que quant l’ung veilloit, l’autre ne veilloit pas (F4-1/143)
- Ch. 177/141 (Esther/De persecution) : Le roy Assuerus fit ung grant convy a tous les princes et barons de son royaulme ; la royne Vasti commanda a y venir pour veoir sa beaulte (F4-1/144)
- Ch. 178/Ø (Wandgemälde/De la providence, mere de toutes richesses) : Aucun roy desiroit scavoir comment il pourroit son empire regi et soy mesmes aussi et parla a ung saige home pour l’endoctriner (F4-1/145)
- Ch. 181/161 (Löwin/Du peche d’adultere) : Nous lisons d’ung roy qui avoit ung leopard, un lyon et une leonne, lesquelz il aymoit fort ; la leonne se forfaisoit par adultere, quant son lyon n’y estoit pas, avecques le leopard (F4-1/146)
- Ch. 122/59 (Frau des Einäugigen/Des femmes adulteres et execation d’aulcuns prelatz) : Ung chevalier s’en alla vendenger sa vigne, par quoy sa femme, sperant qu’il demourast plus qu’il ne fit, fit venir son amoureulx (F4-1/147)
- Ch. 123/60 (Decke gezeigt/Comment les jeunes filles et femmes sont par leurs parens a restraindre de leur propre volunte) : Il estoit ung autre chevalier qui laissa son espouse pour garder a la mere d’icelle ; le mary s’en alla, et ce pendant fut amoureuse sa femme de quelc’un qu’elle fit venir par le moyen de sa mere (F4-1/148)
- Ch. 124/105 (Halb geritten/Comment on ne doibt aux femmes croire, ne leur declarer son secret, car elles ne cellent chose du monde quant elles sont marries) : Il estoit ung chevalier qui avoit son roy offense grievement ; il envoia autres chevaliers pour interceder pour luy devant le roy (F4-1/149)
- Ch. 125/Ø (Sechzig Raben/Comment les femmes mentent souvent, oultre ce qu’elles ne peuvent tenir leur secret) : Jadis estoient deux freres, l’un clerc et l’autre lay ; le lay avoit ouy dire souvent a son frere que les femmes ne povoient celler aucune chose (F4-1/150)