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et ils courent presque aussi vite en montant une pente que sur le plat. Leurs enfants sont élevés comme des bêtes sauvages ; et un enfant de 5-6 ans sait courir si vite qu’aucun adulte européen n’arrive à l’attraper. Ces sauvages ont également leurs rois et leurs chefs, mais on ne les reconnaît pas, si ce n’est quand ils ont des peintures partout sur le corps, ce qui est la marque de leur dignité royale. Ils confectionnent les peintures avec certaines baies rouges ou noires ou d’autres couleurs de la sorte. Cela donne les couleurs les plus belles, quand ils en ont barbouillé le corps.

sie lauffen auch fast gar so starck den Berg hinauf als auf der Ebenen. Ihre Kinder werden auferzogen wie das wilde Vieh ; und kan auch ein Kind von 5, 6 Jahr lauffen daß es ein Mann von Europäer nicht fangen thut. Diese Wilden haben auch ihre Könige und Oberhäup-ter welche man aber nicht kennen thut, auser sie seyn allezeit am gantzen Leib gefärbet, welches ihr königliches Zeichen ist. Die Farben machen sie aus einer gewissen Art Bieren welche gantz roth und auch schwartz und dergleichen Farbe haben. Dieses stellet hernach die allerschönste Farbe vor wann sie den Leib damit beschmieret haben.

Il y a dans cette région 5 peuples de sauvages parmi lesquels les Amazones passent pour les plus terribles, car ils font le plus de tort aux habitants et sont toujours en guerre avec eux. Les femmes vont aussi bien à la guerre que les hommes et sont armées à leur façon comme des hommes. Ces sauvages amazones vénèrent le premier animal qu’ils voient le matin et lui adressent des prières à leur manière. Deuxièmement il y a les sauvages guyanais[320] qui vénèrent les serpents comme dieu et quand

Überhaupt gibt es noch in dieser Gegend 5 Nationen Wilden, wovon man die Amazoner die schlimmste hält, welche auch denen Einwohner den mehrsten Schaden thun und stets mit ihnen Krieg führen. Ihre Weiber gehen so wohl zu Felde als die Männer, und seyn auch auf ihre Art gewaffnet wie die Mannsleute. Diese Amazoner Wilden haben ihren Glauben an das erste Thier als sie des Morgens sehen, welches sie anbetten auf ihre Art. Zweytens seyn die Guianer Wilden welche die Schlangen anbetten vor ihnen Gott und wann sie dann und wann

[réclame]

einen

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Strasbourg, Médiathèque André Malraux, ms f 15, p. 256.

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 Notes

320. Cf. Labrousse et Laroque, Danseur et danseuse de la Guyane, estampe aquarellée, 1796, dans Grasset Saint-Sauveur, Encyclopédie des voyages, contenant l’abrégé historique des mœurs, usages, habitudes domestiques, religions..., Paris, Deroy, 1796 (non paginé pour les planches) [reproduction en ligne - Gallica] [catalogue de la Bnu].